La France est-elle dans l’impasse

Jean-Luc Moudenc : Ce n’est pas une découverte. Simplement pendant la campagne électorale certains ont eu la volonté de ne pas regarder la réalité en face. Or la réalité prend toujours le dessus. Si nous continuons à ne pas vouloir engager les réformes nécessaires et à redonner du tonus à notre économie en allégeant notamment le coût du travail, effectivement nous allons nous «enfoncer» dans ce qui pourra être ressenti comme une impasse.

 

 

 

Jennifer Courtois-Périssé : Je pense que nous allons avoir devant nous des années très difficiles. Les décisions et la réactivité de nos politiques vont beaucoup jouer, notamment au niveau fiscal et dans les signaux qu’ils vont envoyer aux entreprises. Il ne faut pas se tromper de combat ! Et je ne pense pas que tout ce qu’avait promis François Hollande durant sa campagne, sera mis en place. Il fera en fonction de la situation économique, et le pragmatisme va primer. Mais le risque de cette crise n’est pas uniquement économique, il est aussi politique avec la montée des extrêmes. On stigmatise beaucoup autour de Marine Le Pen mais je mets les deux extrêmes dans le même panier. Je vais souvent à la rencontre des gens sur mon canton, et ce que je constate c’est qu’avant il y avait une certaine honte à dire que l’on votait Front National, et qu’aujourd’hui nous sommes très souvent confrontés à un vote d’adhésion. C’est assez effrayant ! Il faudra régler la crise pour écarter le danger des extrêmes.

 

Sandra Torremocha : Ce n’est pas la France qui est dans l’impasse, ce sont les travailleurs. La Nation ne veut plus rien dire pour moi car si j’ai la même carte d’identité que Lagardère, je n’ai pas la même vie. Toutes les civilisations connaissent, un jour ou l’autre, un déclin et une fin et je pense que la société capitaliste est arrivée à son terme. La politique peut permettre de ne pas aller dans le mur, à condition que tout le monde y participe, des ouvriers d’une entreprise, aux habitants d’un quartier… Pour moi, la solution passera par un soulèvement des travailleurs. Je souhaite une grève générale rapide car c’est maintenant une question vitale pour notre pays.

 

 

 

Sébastien Denard : Vous avez deux solutions. La première est de mettre en place une politique de fond et la seconde consiste à faire des coupes budgétaires sombres. François Hollande a choisi la première ! On met en place une réforme fiscale et une politique de relance économique, mais il faut un peu de patience. Les choses vont se délier, il s’agit juste de réenclencher la machine. En tous les cas, je ne suis pas du tout inquiet !

 

 

 



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