Julien Klotz : “J’ai toujours voulu aider les autres”

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RESPECT. Julien Klotz, néo-toulousain, était le remplaçant de Martine Martinel au conseil général. Depuis, il est devenu conseiller sur le canton Toulouse 3. Pour cet ingénieur en aéronautique de formation et de métier, la politique n’était pas en option. C’était une étape obligatoire dans son projet de vie. Résumé de la rencontre.

 

Lundi, 10h, Julien Klotz arrive en vélo, au point de rendez-vous, dans le quartier de Saint-Cyprien. Lieu où  « il vit et s’y sent bien ». Il règne une douce odeur de printemps : le ciel est bleu, le soleil transperce les nuages, et les gens sont souriants. Nous nous installons à la terrasse du café : le Bistro 12, il commande un chocolat chaud et la discussion commence. Ce Strasbourgeois de naissance, est un socialiste convaincu. Sûrement est-ce dû à un héritage paternel. Son père, d’ailleurs, est un militant socialiste qui s’est battu pour que sa ville natale bascule à gauche, car « Strasbourg est une ville de droite » précise-t-il. Mais la politique était une évidence. C’était comme ça et pas autrement : « J’ai toujours voulu aider les autres. Pour moi, la politique est le meilleur moyen pour le faire ». Après avoir obtenu son diplôme à l’école d’ingénieur de Poitiers, en 1995 – l’ENSMA (Ecole Nationale Supérieure de la Mécanique et de l’Aéronautique) – il suit une année de service civique et une autre à étudier en Angleterre pour y obtenir un MBA (Master of Business Administration). Julien Klotz entre dans la vie active en 1997.

« On débat, on se tape dessus, et après on fait la fête ensemble »

C’est là qu’il décide de prendre sa carte du Parti Socialiste, car il explique : « être homme politique n’est pas un métier. Ingénieur c’en est un. Mais je me suis toujours dit que quand je travaillerai, j’adhèrerai au Parti Socialiste ». Après une escale à Paris, et une délocalisation à Toulouse en 2000, il s’insère petit à petit dans le paysage socialiste local. Une section PS qu’il juge « accueillante » : « On débat, on se tape dessus, et après on fait la fête ensemble » sourit-il. À l’époque, le petit dernier de la bande s’intègre rapidement. Au point de  se positionner comme remplaçant de Martine Martinel en 2010 au poste de conseiller général. « Elle m’a choisi » dit-il sans vanité. Pourquoi ? « Peut-être parce que je suis jeune. Elle voulait sûrement du sang neuf ».

Un homme d’écoute

En 2013, Martine Martinel se voit nommée au Conseil  municipal en remplacement de Nicole Belloubet, nommée au Conseil constitutionnel. Une aubaine pour ce dernier, qui se retrouve propulsé au poste de conseiller général sur le canton Toulouse 3. Poste qu’il va tenter de conserver, sur le nouveau canton Toulouse 1, en équipe avec Christine Stebenet, aux départementales de mars prochain. Pour autant, ce papa de deux enfants, veut montrer l’exemple. Pour cela, il se doit « d’être à l’écoute des gens », une qualité qu’il reconnaît avoir. D’ailleurs, pour les élections prochaines, il mouille sa chemise blanche… qu’il a accompagnée aujourd’hui d’un costume bleu foncé et d’une écharpe rouge : « on fait du porte à porte. Essentiellement pour se faire connaître. C’est de cette manière que l’on gagne la légitimité des électeurs. D’ailleurs les gens nous en remercient » explique-t-il entre deux gorgées de chocolat. Il est dévoué, rigoureux. Il désire agir pour la société. Une mentalité et un idéal qu’il souhaite partager et transmettre. Notamment à ses enfants, qui sont une fierté, et un moteur dans son évolution politique. Ce socialiste et écologiste assuré confie : « si on juge que je peux être efficace. Et que je peux agir pour la société, ça m’intéresse de progresser en politique ». Pour autant, cet homme à la vie simple, se contente du minimum, « par respect pour ceux qui n’ont rien », et « ne remet jamais au lendemain, ce qu’on peut faire le jour même ». Un homme d’action, en somme.

 

En 3 dates :

1995 : diplôme d’Ingénieur à l’ENSMA de Poitiers.

1997 : adhésion au Parti Socialiste

2013 : prise de poste au conseil général

 

 



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