Jean-Pierre Plancade: « L’expression de notre amour pour les Toulousains »

 

Le sénateur veut ouvrir et incarner une troisième voie dans ce combat électoral. L’homme provoque donc le duel annoncé entre Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc, et affûte ses flèches en leur direction.

Depuis le lancement de votre campagne puis l’inauguration de votre permanence, comment ressentez-vous l’accueil des Toulousains ?

L’inauguration de notre permanence a été un franc succès avec 250 personnes présentes. Sur le terrain, les Toulousains nous encouragent à persévérer dans cette troisième voie que nous voulons incarner.

Justement quelle est cette troisième voie ?

C’est une nouvelle voie qui souhaite illustrer que Toulouse n’appartient pas à un parti politique. Notre ville ne doit être ni de droite, ni de gauche, elle doit être devant !

Il n’y aura donc pas d’affichage politique de votre liste ?

Clairement non, et nous nous revendiquons sans étiquette. Mes colistiers n’appartiennent pas à des partis politiques… Et c’est un avantage majeur. Ce sont des Toulousains qui veulent apporter leur part à la ville et leur seul intérêt est le bien-être des Toulousains. Mon équipe n’est constituée que d’hommes et de femmes qui veulent faire partager leur expérience aux habitants de cette ville. Ils ne se préoccupent d’ailleurs pas du numéro de la place qu’ils auront sur la liste, et leur opinion politique ne compte pas dans cette aventure au nom de l’intérêt supérieur des Toulousains. Ceci me confère d’ailleurs une grande responsabilité : celle de conduire une liste où chacun est à titre personnel désintéressé.

Vous avez appelé votre liste « Aimer Toulouse ». Cela veut-il signifier que les autres candidats ne l’aiment pas ?

Ils aiment le Capitole, nous, nous aimons les Toulousains ! Observez le combat que mènent les uns et les autres pour défendre leur position sur telle ou telle liste… Chez les autres, c’est la lutte des places. Pour moi, la Politique est un art noble, dans lequel le rapport à l’Autre est primordial. Il faut la pratiquer avec de l’affect. La première qualité d’un homme politique est d’ailleurs de savoir écouter et comprendre l’Autre ; il faut être en empathie avec les citoyens.

Vous ne croyez donc pas au duel annoncé entre Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc ?

Les gens en ont assez de ce bipartisme ambiant. Pierre Cohen fait avancer la ville à la vitesse du tramway, 17 km/h, et Jean-Luc Moudenc nous promet pour après-demain ce qu’il n’a pas fait avant-hier. Il faut avoir la mémoire courte pour croire ce qu’il dit. La preuve : Il manque tellement d’idées, qu’il en vient à utiliser le travail d’un étudiant pour présenter le projet d’une troisième ligne de métro. Vous comprenez bien qu’avec ça, on ne va pas aller loin ! Moudenc, c’est la Restauration, le retour à la monarchie… Il nous propose l’Ancien Régime. J’attends d’ailleurs avec impatience les programmes des deux Goliath.

Quand dévoilerez-vous votre projet ?

Avant toute chose notre envie est que ce projet soit l’expression de notre amour pour les Toulousains. Il sera sans doute dévoilé fin janvier, et une vingtaine de personnes travaillent dessus actuellement. Tous les colistiers ont la possibilité de participer à son élaboration, et la parole circule librement au sein de notre équipe. Nous favorisons la confrontation d’idées sur la base de la sincérité. Sur le fond, notre originalité sera de développer et de mettre en avant quatre grands projets pour Toulouse. Nous ne serons donc pas dans l’exercice traditionnel du catalogue de promesses… Nos propositions vont permettre de redonner du souffle à cette ville, et la faire entrer dans le 22e siècle.

Quelles sont pour vous les priorités des Toulousains ?

Il y a des choses qu’il faut régler rapidement dans cette ville : La sécurité et les déplacements. Il s’agit là d’obligations urgentes !

 

Propos recueillis par Thomas Simonian

CV express

Mars 1982 : Il devient Conseiller Général  (PS)

Septembre 1998 : Il est élu pour la première fois sénateur

Avril 2001 : Il est élu à la présidence du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC). Durant son mandat, il crée la marque Tisséo.

Octobre 2008 : De nouveau élu sénateur, il rejoint alors le PRG

 

 



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