Jean-Luc Moudenc « griffe » le bilan Cohen

Avec le soutien affiché de son association Toulouse Avenir, l’ancien maire Jean-Luc Moudenc vient de publier un document 16 pages qui décrypte et attaque le mandat de Pierre Cohen : « On dresse un constat critique. Le rôle d’une opposition est d’ailleurs de porter un regard critique. » Lors d’un point presse qui s’est tenu hier, le député secondé par ses porte-parole Jean-Michel Lattes et Emilion Esnault, mais aussi par les élus municipaux de son groupe, les présidents des diverses commissions de Toulouse Avenir, et des personnalités de la société civile (l’ancien président de la CCI Claude Terrazzoni, l’ancien président de l’Ordre des experts comptables Pierre Vally …), a été très offensif vis-à-vis de la majorité municipale en place : « Les transports étaient la promesse prioritaire de mon adversaire en 2008. Or c’est là où il y a aujourd’hui l’écart le plus important entre les promesses et les réalisations. Prenons pour exemple le projet de BHNS contestable et contesté. » Avant l’été l’association de l’ancien maire présentera aux Toulousains « un projet crédible, financé et finançable. »

Cette rencontre fut également la tribune idéale pour Jean-Luc Moudenc pour répondre à l’annonce de candidature de Christine de Veyrac : « Moi je n’ai pas besoin de dire que j’existe ! » Si l’inimitié entre les deux leaders de la droite toulousaine n’est plus une surprise, le député de la troisième circonscription a tenu  une nouvelle fois à rappeler son souhait d’union dès le premier tour : « L’important c’est d’y aller ensemble. Il faut savoir s’élever pour tourner la page du passé, et en écrire une nouvelle… » Un message également adressé aux amis de François Chollet et René Bouscatel, avec lesquels des rencontres sont en cours sous l’impulsion de Marie Déqué : « Je pense beaucoup de bien de ces rendez-vous. Ceux qui ont créé la division ont pris conscience que cela ne menait à rien. » Pour la question de la tête de liste, ce sont les appareils nationaux de l’UMP et de l’UDI qui trancheront avant juin. Mais Jean-Luc Moudenc a avoué sa préférence pour une solution locale, et en particulier à des primaires ouvertes aux adhérents de l’UMP et de l’UDI, voire de l’ensemble des partis associés. Une chose est certaine voire « irréversible » pour l’ancien maire, « Je ne participerai à aucune opération de fusion entre les deux tours. » C’est ce qui s’appelle mettre la pression, non ?

Thomas Simonian



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