Jean-Luc Moudenc: « Ce rassemblement est porteur d’une dynamique »

 

 

Le candidat qui rassemble «la droite républicaine et le centre» propose un nouvel élan pour Toulouse. Il tiendra une réunion publique le jeudi 16 janvier à 19h30, salle Mermoz.

 

Comment avez-vous abordé cette campagne ?

Depuis le début, j’ai voulu que nous soyons les premiers. En tant que challengers, nous devons être le plus à l’initiative. De toutes les formations politiques, la nôtre a été le plus vite prête. Les désignations ont été faites avant tout le monde. Nous avons été les premiers à ouvrir un local de campagne, à présenter une liste complète et là, à tenir une réunion publique qui finalement va ouvrir la campagne. Je tiens à conserver ce dynamisme jusqu’au bout.

 

Comment se déroule-t-elle ?

Très bien car je n’ai jamais quitté le terrain. Depuis février 2009 avec mes équipes, nous avons fait plus de 80 visites de quartiers, et ces trois derniers mois, nous avons couvert en porte-à-porte environ 40% de la ville. L’accueil est plutôt positif. C’est très encourageant d’autant que les bureaux de vote approchés n’étaient pas réputés les plus favorables.

 

Que répondez-vous à la polémique déclenchée par la 3e ligne de métro ?

Je n’ai jamais voulu participer aux polémiques de cours de récréation, ce n’est pas maintenant que je vais commencer. Il est classique de voir des travaux universitaires alimenter la réflexion des élus puis qu’ils soient repris. Maxime Lafage m’a présenté son étude en 2011, je lui ai proposé de travailler avec moi à Toulouse Avenir mais il n’a pas donné suite. J’ajoute que nous ne présentons ni le même tracé ni le même plan de financement et que cette idée de 3e ligne de métro est évoquée par les techniciens de Tisséo depuis des années. L’un de mes colistiers Romuald Pagnucco m’en a parlé aussi. Mais tout cela me paraît positif : plus il y aura de personnes pour la soutenir, mieux ce sera. Si nous pouvons être plusieurs candidats à la porter, j’en serai ravi.

 

Outre les transports, quels sont vos principaux axes de campagne ?

Nous sommes tous d’accord pour que Toulouse devienne une grande métropole européenne mais elle ne peut pas l’être sans projets structurant le territoire, qui préparent l’avenir. D’autre part, il ne sert à rien de se fixer de grandes ambitions si on n’est pas capable d’offrir aux Toulousains de nettes améliorations dans leur vie quotidienne : une ville plus sûre, mieux éclairée, plus propre, où l’on peut mieux circuler, stationner, où l’on est libre de choisir son mode de déplacement. Mais aussi une ville où les élus sont plus proches du terrain, à l’écoute.

 

Si vous êtes élu en mars, quelle sera votre première action ?

Nous mettrons en place une vingtaine de maires de quartiers précisément pour que les Toulousains retrouvent des interlocuteurs faciles à contacter et bien placés pour agir sur les problèmes de la vie quotidienne. Leur suppression a été une grave erreur.

 

Quel bilan faites-vous des années Cohen ?

Nous avons pris du retard en termes de transports en commun – je pense au métro – d’infrastructures routières, avec un périphérique bouché, en termes de grands projets économiques – Aérospace Campus et l’Oncopole font du surplace- sur le plan culturel… Et comme je vous le disais, la vie des Toulousains s’est nettement dégradée depuis 2008, avec une progression de la délinquance, de l’insécurité.

 

Le FN peut-il entraver votre victoire ?

Si le Front National franchit le cap des 10%, il y aura une triangulaire et une large réélection du maire sortant. Par conséquent je mets en garde les Toulousains tentés par ce vote.

 

Sur votre liste, figurent des représentants du MPF et de DLR. Comment conjuguer ces idées avec celles du MoDem et de l’UDI ?

Notre démarche est toulousaine, au service des Toulousains. Nous n’avions pas vu une telle union de la droite républicaine et du centre depuis 2001. Je m’en réjouis car ce rassemblement est porteur d’une dynamique qui dépasse les clivages politiques nationaux. Le fait d’être centré sur les problèmes locaux, permet de converger même si chacun reste lui-même.

 

Pensez-vous que cette campagne sera respectueuse ?

Je l’espère. Présent dans la vie politique depuis un certain nombre d’années, je me suis toujours attaché à respecter mes adversaires sans exception. Je vais à ce combat dans un état d’esprit identique, tout en étant offensif et incisif. Mais je reconnais aussi que les réseaux sociaux ont pris une telle importance qu’il est plus difficile qu’autrefois d’assurer une sorte de discipline de ses propres troupes. Pourtant c’est une nécessité et je m’en fixe l’objectif parce qu’il y a parfois des esprits qui s’échauffent sur le net, beaucoup plus que dans le rapport humain direct.

 

Propos recueillis par Claire Manaud

 

19 juillet 1960 : naissance de Jean-Luc Moudenc dans le quartier Saint-Cyprien

Fin 1977 : début de l’engagement politique au CDS (Centre des Démocrates Sociaux)

A partir de 1987 : entrée au Conseil municipal de Toulouse

1992 : Conseiller régional

1994 : Conseiller général (réélu en 2001)

2002 : Jean-Luc Moudenc rejoint l’UMP

6 mai 2004 : élu maire de Toulouse par le Conseil municipal suite à la démission de Philippe Douste-Blazy

2008 : candidat aux municipales

Décembre 2010 : président de l’UMP31

17 juin 2012 : député de la 3e circonscription

 

 

 



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