Jean-Luc Lagleize : « Il faut savoir créer avec les habitants »

Jean-Luc Lagleize @franck alixExtrême centre. L’adjoint toulousain au développement urbanistique, président du MoDem 31, est l’un des proches de Jean-Luc Moudenc, un de ceux par qui tiennent les fondations, un lien permanent entre le maire et la base centriste. Même s’il ne sera pas candidat aux départementales, il a été actif en coulisses pour imposer les siens sur nombre de cantons. Outre son rôle à la mairie et à la métropole, il commence aussi à penser à lui et se verrait bien jouer un rôle dans les prochaines élections régionales. Avec lui le MoDem est bien vivant.

 

La tête de liste MoDem aux municipales de 2008, Jean-Luc Forget, avait été à l’initiative de la création du Conseil de la Laïcité. La majorité de Jean-Luc Moudenc vient quelque peu de le modifier. Êtes-vous en phase ?

Pleinement. Les modifications sont à la marge. Il y a simplement eu la volonté de nommer les membres de ce conseil, et d’en changer l’appellation (Conseil de la Laïcité – Toulouse Fraternité, ndlr). Je ne comprends pas ce qui a pu donner lieu à tant de débats … C’est vraiment, pour le coup, une polémique pour rien. D’ailleurs, la sénatrice PRG Françoise Laborde a dit publiquement le bien qu’elle pensait de ce qui était enclenché, c’est dire.

À travers vos délégations à la mairie et à la métropole, vous êtes chargé de dessiner la ville de demain. Une lourde responsabilité, non ?

La réponse est dans votre question. La responsabilité est même double. Car s’il y a de forts engagements pris vis-à-vis des Toulousains, il y a également une responsabilité vis-à-vis de mes collègues élus. Je dois être en capacité de synthétiser la vision des maires de quartiers et des adjoints thématiques. Il y a dans ma délégation beaucoup de liens avec les autres … Cela me va d’ailleurs plutôt bien. Je me sens à l’aise. Pour réussir à dessiner la ville de demain, il faut beaucoup d’humilité, car il faut savoir créer avec les habitants. En matière d’urbanisme urbain, il ne faut pas imposer.

Quels sont les dossiers qui vous tiennent particulièrement à cœur ?

À court terme, c’est l’opération « Cœurs de quartier », visant à redessiner les quartiers qui font nos faubourgs (Arènes, barrière de Paris, Soupetard, Les Pradettes etc.) Il y a désormais 55 cœurs de quartier identifiés sur lesquels nous allons intervenir durant le mandat. Il s’agit là de réhabilitations concrètes pour les habitants. Le but est que les Toulousains se sentent bien dans leur ville, chez eux. Quant à l’avenir comment ne pas parler du grand projet Matabiau ? Un vrai pari structurant autour de l’arrivée de la LGV (ligne à grande vitesse, ndlr). Ce sera un nouveau centre pour notre ville où l’on mêlera bureaux et habitat. Tout notre objectif sera donc de faire cohabiter le centre ancien de Toulouse avec le moderne que nous allons créer. Les deux devront se parler.

 

« Le MoDem caresse l’idée qu’Arnaud Lafon puisse devenir Président du département »

 

Parlons du MoDem. Vous venez d’être réélu président départemental de la formation de François Bayrou, une vraie satisfaction pour vous ?

J’ai sans doute réussi à faire comprendre le sens de mon action. Les militants semblent soutenir la manière dont je conçois mon rôle politique. En tant que président du MoDem j’essaie de ne pas me regarder le nombril et de discuter avec les autres … En politique, on ne peut rien faire tout seul ! La preuve : en étant dans le dialogue permanent avec les autres formations politiques, nous avons de plus en plus d’élus. Et ce n’est que le début !

Justement la prochaine échéance, ce sont les départementales. Et force est de constater que vous avez plutôt bien négocié avec l’UMP et l’UDI, et que vous aurez beaucoup de candidats en situation de l’emporter …

Je pense en effet qu’au mois de mars nous aurons des conseillers départementaux issus de nos rangs. Sur ces élections départementales l’objectif, avec le soutien de Jean-Luc Moudenc, était d’unifier le centre et la droite une nouvelle fois … Chaque parti a été plutôt raisonnable dans la phase de négociations, l’intérêt général a primé. Nous avons donc maintenant la meilleure équipe qui soit pour gagner.

Vous pensez à la victoire ?

Cela paraissait incroyable il y a quelques mois, mais de manière réaliste c’est désormais à portée de main.

Un président centriste au département, est-ce envisageable ?

Plus que jamais, car il faudra une personnalité qui puisse fédérer toutes les forces de la droite et du centre. Le nouveau Président devra savoir diriger de manière participative, en étant à l’écoute. De plus, la tête du département devra être imaginative et audacieuse … Car avec la réforme territoriale le nouveau rôle de cette institution est à inventer.

Des noms ?

Parmi les candidats qui se présentent à cette échéance, il y a finalement peu de personnalités qui ont l’étoffe et l’expérience pour diriger une telle collectivité. Parmi elles, il y a Arnaud Lafon (maire de Castanet Tolosan et vice-président du Sicoval, ndlr.) Le MoDem caresse l’idée qu’Arnaud puisse devenir Président du département. Mais avant toute chose il faut penser à gagner l’élection ! Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Que vous inspire le retour de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP ?

Ce n’est pas ma tasse de thé et je l’assume. À l’instar de François Bayrou, je n’ai pas voté Sarkozy à la dernière présidentielle.

 

 

 

Il a 56 ans et exerce la profession de conseiller en gestion de patrimoine.

Fonctions : adjoint au maire en charge du développement urbanistique, président de la commission aménagement et politique foncière à Toulouse Métropole, président départemental du MoDem.

 

 

 



UN COMMENTAIRE SUR Jean-Luc Lagleize : « Il faut savoir créer avec les habitants »

  1. BL dit :

    Un élu intéressant, mais qui n’a en réalité pas de grands pouvoirs.

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