Jean-Louis Thomas, candidat DLR sur la 2e circonscription

«Nous gagnons les voix une par une»

Leur leader, Nicolas Dupont Aignan, ayant obtenu les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle, pas question pour Debout la république de s’arrêter en si bon chemin. Le mouvement «gaulliste républicain et patriote» présente trois candidats à ces législatives haut-garonnaises* dont Jean-Louis Thomas sur la deuxième circonscription. A 58 ans, ce chef d’entreprise, né à Toulouse, partage son temps entre son travail et son engagement auprès de ce parti qu’il découvre il y a quatre ans : «C’est lors d’un débat télévisé auquel participait Nicolas Dupont Aignan que j’ai enfin entendu quelqu’un qui exprimait les mêmes idées politiques que les miennes. A partir de là, j’ai rejoint le mouvement». Très engagé dans la vie associative, Jean-Louis Thomas dit faire de la politique «par conviction» et non pour être élu, «sinon, j’aurais commencé bien avant» assure-t-il.  Son ambition ? «Rassembler les républicains humanistes qui ne croient plus aux solutions proposées par les partis traditionnels et qui ne veulent pas se tourner vers les extrêmes.» Pour lui, problématiques nationales et locales se confondent : emploi, sécurité, sauvegarde des services publics, réduction de la dette… font partie de ses priorités. Les mêmes qu’il a entre autres défendues lors des cantonales ; Jean-Louis Thomas était alors candidat sur Montastruc-La-Conseillère, commune dans laquelle il réside depuis douze ans. Reste à convaincre les électeurs et le déficit de notoriété de DLR ne joue pas en sa faveur. «Les voix, nous les gagnons une par une et le vote utile nous fait beaucoup de tort. Or le vrai vote utile, c’est voter pour ses idées et non faciliter, anticiper, le second tour» déclare Jean-Louis Thomas qui, s’il ne parie pas sur sa victoire pour ce scrutin, prédit ne pas pour autant avoir perdu la guerre : «Je ne serai pas élu… Cette fois-ci» ajoute-t-il avec malice. Quelque soit le résultat des 10 et 17 mai prochains, Jean-Louis Thomas trace son sillon : «La vie m’a appris que parfois, on peut avoir raison contre tous. Cela peut paraître prétentieux mais si un jour on a besoin de nous, nous serons là.»

Claire Manaud

*Aude Garnier, 1e circonscription, André Pagnac, 8e circonscription.



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