Jean-Louis Cesses : Cap sur la Salvetat Saint-Gilles

: Jean-Louis Cesses et Patricia Pialet, colistière en charge des associations et de la culture.

Jean-Louis Cesses, conseiller municipal d’opposition à la Salvetat Saint-Gilles et secrétaire adjoint du Parti Radical 31 a officialisé sa candidature à la mairie le 20 avril dernier. Mais depuis sa défaite en 2008, face au maire sortant Philippe Dauvel (PS), l’élu PR a fait du chemin.

 

En avril dernier, Jean-Louis Cesses a créé Cap avenir, l’association qui le portera jusqu’aux élections municipales. Sa liste est sur le point d’être bouclée, « je laisse quelques places vacantes car nous allons encore rencontrer des gens », précise le candidat. Sans étiquette, mais de tendance « divers droite », la liste rassemble des personnes issues de l’UMP, du MoDem, de l’UDI et même des personnalités classées à gauche comme l’ancien maire de la Salvetat Saint-Gilles, François Garrel. Tous partagent la même analyse sur les réalisations de « l’équipe sortante », comme aime à l’appeler Jean-Louis Cesses. « La problématique est multiple », souligne-t-il, en visant particulièrement « sur urbanisation » de la commune. « La Salvetat Saint-Gilles est l’une des plus petites communes de Haute-Garonne, avec une superficie de 5,75 km2, pour près de 8000 habitants », explique l’élu d’opposition. La Salvetat subit inévitablement l’expansion toulousaine, surtout depuis l’arrivée de la rocade.  Face à cela, « l’urbanisation a été pensée de manière administrative, sans logique, sans dimension humaine », dénonce Jean-Louis Cesses. Il touche là un autre point qu’il tient à relever : « Philippe Dauvel est fatigué par deux longs mandats, cela se ressent aussi sur son équipe. Il n’a plus –certains diraient il n’a jamais eu- l’approche conviviale et agréable que doit avoir un maire d’une commune de cette taille.» Parmi les propositions du candidat, mettre en place « un système de démocratie participative via des associations de quartiers » sera une nécessité afin de « rétablir un climat paisible entre la municipalité et les Salvetains. »

Axes programmatiques

Jean-Louis Cesses et son équipe de Cap avenir ont ciblé quelques priorités, qui seront les axes principaux de la prochaine campagne. La première d’entre elles concerne la création d’un centre-ville à la Salvetat. « L’idée est de faire une rue piétonne (sur l’avenue de Plaisance, ndlr) et d’instaurer un marché local digne de ce nom », explique-t-il. L’objectif est d’une part de « créer un esprit vivant dans la commune », mais également d’aider les commerçants qui pourraient être en danger « avec l’arrivée du grand centre commercial, Les portes de Gascogne. » Le candidat compte également revenir sur le problème de l’antenne relais Orange « implantée en plein quartier, près d’une école maternelle ! » Sur ce dossier, l’élu « privilégiera la voix de la négociation, il existe un moyen juridique pour que l’antenne soit retirée de cet endroit, mais je ne veux pas aller jusque là. » Autre équipement qui crée la polémique à la Salvetat, la station d’épuration, vieille de plus de vingt ans. « Elle n’est plus aux normes européennes. Le maire s’est engagé à faire le nécessaire, mais c’est remis à 2014 ! » Enfin, niveau finances le candidat promet « un retour à des comptes harmonieux ». La Salvetat a connu des périodes de troubles budgétaires. Si aujourd’hui les comptes sont revenus à l’équilibre, Jean-Louis Cesses n’est pas convaincu pour autant « l’équipe en place a instauré une politique financière au jour le jour et équilibré le budget 2012 grâce à un emprunt de 1,2 millions d’euros. C’est factice ! » En outre, le candidat annonce « une baisse des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière) de 10% pour compenser la pression fiscale nationale. » Les points du programme seront distillés au fur et à mesure de la campagne. En attendant, le candidat et ses colistiers se tiennent prêts à entamer le fameux « porte à porte ».

 

Repère : Jean-Louis Cesses, marié, deux enfants, est administrateur à Airbus. Il a adhéré en 2007 à l’UMP pour la campagne de Nicolas Sarkozy, puis a rejoint le Parti Radical en 2009.

 

Coralie Bombail



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