Jean-Jacques Bolzan: «L’UDI n’est pas une nouveauté pour nous !»

Le secrétaire départemental du Parti Radical a du «pain sur la planche.» Il s’active actuellement au lancement local de l’UDI (Union des Démocrates Indépendants), la fédération des centres qui sera officialisée le 21 octobre prochain à Paris. Une nouvelle force politique qui devrait permettre au centre de jouer un rôle essentiel à l’occasion de la prochaine échéance municipale. Jean-Jacques Bolzan, qui est très sévère concernant le bilan de Pierre Cohen, se prépare d’ailleurs déjà pour 2014. Mieux, c’est son objectif n°1. Une question n’a cependant toujours pas de réponse. Quelle sera la tête de liste des centristes pour conquérir le Capitole ? Jean-Luc Moudenc ou pas ? Rien n’est encore décidé.

Jean-Louis Borloo et les partis centristes vont annoncer officiellement la création de l’UDI le 21 octobre prochain. Que va-t-il se passer localement ?

En Haute-Garonne, et ce depuis février 2011, nous travaillons déjà ensemble au niveau des partis centristes. L’UDI n’est donc pas une nouveauté pour nous ! Mais maintenant il va falloir que nous nous organisions concrètement, et de manière plus stricte. Donc après la date du 21 octobre, nous aurons une structure départementale de l’UDI à mettre en place avec un bureau, et en parallèle une équipe sera chargée de préparer le projet pour les prochaines municipales de 2014.

Vous allez travailler y compris avec le MoDem ?

Le travail est déjà en cours avec le MoDem local et il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête… Cela nous a d’ailleurs permis d’avoir des candidatures communes sur certaines circonscriptions lors des dernières législatives.

En Haute-Garonne, y a-t-il un nom qui se dégage pour prendre la tête de l’UDI ?

Nous allons en discuter entre nous, et l’essentiel est que tout se passe bien et que le dialogue se fasse dans la franchise. Ma préférence va à un leader qui ne soit candidat à rien pour l’avenir, qui soit au-dessus de la mêlée.

Cela ressemble au profil de Jean Iglesis (actuel président du Parti Radical en Haute-Garonne) ?

En effet. Me concernant, je le souhaite… Mais nous allons en parler avec nos partenaires. Il n’a pas la volonté de partir sur une quelconque élection, et cela permettrait à notre nouveau mouvement d’avancer dans la sérénité en évitant les querelles d’égos.

Pensez-vous aux Municipales ?

Nous avons déjà validé la création d’une équipe de réflexion qui a pour objectif la présentation d’un projet en janvier 2013.

Les centristes seront-ils avec Jean-Luc Moudenc ou sur une autre liste ?

Cette décision se prendra de manière collégiale à l’UDI, à savoir si nous mènerons une liste nous-mêmes ou si nous procèderons à une alliance avec l’UMP locale. Mais ce qui se passe aujourd’hui entre Jean-Luc Moudenc et des personnalités comme Christine de Veyrac et François Chollet, ce sont des problèmes internes à l’UMP. Cela ne nous concerne pas ! Mais nous discutons avec tout le monde. L’UDI se déterminera en fonction de ce qui sera bon pour Toulouse.

«Pierre Cohen n’a pas de bilan, rien n’a été fait»

Quelle est votre ambition personnelle ?

Elle est aujourd’hui simple : c’est celle des municipales. Comme je suis pour le mandat unique, et si je suis élu sur une liste, je ne briguerai alors plus aucun mandat. Si l’on veut bien faire son travail d’élu, il est impossible de cumuler. Je vais m’investir à fond !

Quel est votre bilan du mandat de Pierre Cohen ?

Il n’y a pas de bilan car rien n’a été fait. Le calendrier des travaux est non maîtrisé. Dans les écoles c’est la débandade, l’insécurité est grandissante… Quant au PDU (Plan de Déplacements Urbains, ndlr) il vient d’être «retoqué» par la commission d’enquête publique. Cela démontre un manque de professionnalisme et sans doute un manque d’investissement des élus dans ce dossier. Il n’y a vraiment plus d’ambition pour Toulouse, alors que nous avons notamment besoin de nouvelles infrastructures. Pierre Cohen nous donne l’impression de gérer une ville de 10 000 habitants.

Et économiquement, que penser du dossier Sanofi ?

Je crois qu’il y a dans cette affaire une vraie responsabilité des élus. On ne peut pas traiter la direction de Sanofi de «patrons voyous» même si, reconnaissons-le aussi, le politique n’a finalement que très peu de pouvoir. Mais le maire doit être le vrai VRP de la ville auprès notamment du privé, et ne pas hésiter à aller aux Etats-Unis par exemple dans le cadre de Sanofi. On a vu la même chose pour l’Euro de Foot où l’on a préféré faire représenter la ville par un fonctionnaire, plutôt que par l’adjoint chargé des sports.

 

Thomas Simonian



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