Jean-Jacques Bolzan : «Et si nous laissions la liberté de vote à nos électeurs ?»

Le Parti Radical 31 se «rebelle»

Le Parti Radical de Jean-Louis Borloo tenait un congrès extraordinaire le 10 mars dernier pour adopter une position sur la Présidentielle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut animé… La première vice-présidente du parti Rama Yade avait mis «le feu aux poudres» dès l’ouverture de ce congrès en ne souhaitant pas soutenir Nicolas Sarkozy : «Aujourd’hui, nous avons le sentiment, nous, les républicains, d’avoir le pistolet du FN sur la tempe.» La rébellion est également venue du Sud-Ouest avec les fédérations de la Haute-Garonne et de l’Ariège : «Depuis le retrait de la candidature de Jean-Louis Borloo, nous avons continué à porter des valeurs sociales et humanistes. Mais comme nous n’avions plus de candidat, notre parti se devait de prendre une position. Alors, la question que l’on s’est posée au sein de notre fédération était : Revient-on à Sarkozy en reniant nos discours et notre travail ? Ou va-t-on vers Bayrou qui ne nous fait pas des appels du pied clairs et nets ? La synthèse a été de dire que nous ne souhaitions pas prendre position, que nous ne voulions pas que notre parti fasse un choix au premier tour. Notre position est de laisser la liberté de vote à nos électeurs» nous explique Jean-Jacques Bolzan, secrétaire départemental du Parti Radical de Haute-Garonne. Les jeunes du parti sont allés dans le même sens que ces deux fédérations en soutenant une motion au contenu proche : «Cet engagement des jeunes montrent que les élus sont déconnectés de la base, que certains sont prêts à renier leurs valeurs, pour sauvegarder leur siège au parlement. Nos jeunes veulent tourner la page de cette politique-là !» soutient Jean-Jacques Bolzan. Résultat des courses, la direction du parti emmenée par Jean-Louis Borloo, a dû infléchir son soutien à l’actuel président de la république en faisant adopter «un engagement vigilant et exigeant avec le candidat de l’actuelle majorité, Nicolas Sarkozy, face à la coalition de la gauche et de l’extrême gauche (extrait de la déclaration générale soumise au 112ème congrès du Parti Radical)…» Autre effet collatéral des résultats de ce congrès, Jean-Louis Borloo a dû annuler sa participation au grand show sarkozien de Villepinte. C’est le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, qui y a finalement représenté la famille centriste. Au niveau local, et anticipant déjà l’après-présidentielle, Jean-Jacques Bolzan prône le rassemblement : «Nous gardons toujours cette volonté de créer à Toulouse cette force centrale nécessaire à une reconquête.»

Thomas Simonian



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