Isabelle Hardy « Les Toulousains ont compris le sens de notre action »

L’adjointe de Pierre Cohen est au cœur de l’actualité municipale. En charge du commerce et de l’artisanat, elle défend avec engouement la redynamisation actuelle du centre-ville : « Elle était très attendue par les Toulousains. » Le plan « Commerce Avenir », le plan Busquets, les problèmes sur le quartier Bayard/Belfort, les travaux … Que de sujets pour Isabelle Hardy. Interview d’une élue qui voit déjà très loin : « Nous sommes là pour prévoir la ville de demain. »

 Votre délégation est-elle une priorité de votre majorité ?

Le commerce n’est en tout cas pas une compétence municipale au départ. Il n’y avait d’ailleurs, cinq ans en arrière, aucun outil en place. C’est une compétence que l’on s’est attribuée, et qui est une priorité du Maire et de la majorité. Mais rien ne nous y oblige. Ce n’est pas une mission de service public.

Bayard/Belfort : « Il va y avoir un vrai changement dans ce quartier »

Vous avez participé récemment à une réunion publique avec l’association « Bayard Avenir », afin d’aborder toutes les problématiques liées au quartier Bayard-Belfort. Violences, délinquance, alcool … Les commerçants et riverains semblent se plaindre. Où en est-on ?

Il y a une vraie sensation d’insécurité dans ce quartier, et on n’en sortira que de manière collective. Dans l’urgence, le rôle de la mairie est de faire en sorte que la situation ne se dégrade pas davantage, avec la mise en place d’actions ponctuelles. Mais de manière plus globale, nous devons travailler au projet urbain, à l’évolution du quartier dans le cadre de l’arrivée de la future LGV. Il va y avoir dans les années qui viennent une rénovation en profondeur, un vrai changement dans ce quartier. C’est un message qui est bien entendu et bien compris par les riverains et les commerçants.

Mais sur la question de la sécurité en particulier, que répondez-vous ?

Ce quartier est clairement observé dans le cadre du CLSPD (contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance) avec de la veille et des actions menées en concertation par la Police nationale et municipale. On ne l’abandonne pas ! Mais nous sommes aujourd’hui dans l’anticipation…

Vous avez lancé le projet « Commerce Avenir », avec l’acquisition de locaux commerciaux par la ville. Pourquoi une telle opération ?

Nous avons sur Toulouse un grand nombre d’outils qui visent à soutenir nos commerces. Mais tous ne sont pas pour autant suffisants ! C’était notamment le cas sur les quartiers Pargaminières/ Romiguières, Arnaud-Bernard et Bayard/Belfort. Nous avons donc décidé, en suivant un exemple parisien, de faire du portage de murs commerciaux. C’est un moyen pour nous de sélectionner le locataire, et donc de réintroduire de la diversité commerciale dans les quartiers. Nous avons déjà racheté deux locaux sur le quartier Arnaud-Bernard, et les appels à candidatures seront lancés début mars. D’autres villes viennent maintenant nous rendre visite pour étudier notre action. Toulouse partage son expérience, et est devenue avec Lyon une référence en la matière.

Comment concilier votre politique auprès des commerces toulousains avec le fameux plan Busquets (rénovation du centre-ville par l’urbaniste catalan du même nom) ?

En amont, Busquets a pris en compte l’activité commerciale des axes sur lesquels il travaille. Il a conscience de l’attractivité commerciale et du poids économique du secteur sur lequel il « planche ». Son projet intègre donc les flux piétons, les espaces de livraison, les terrasses existantes etc. Le commerçant est au cœur de ce projet. Sur ces sujets, la relation avec les équipes de Busquets sont hebdomadaires. Nous avons également mis en place des médiateurs qui font le lien entre les commerçants et la ville. Le lien sera permanent pendant le chantier.

Les Toulousains acceptent-ils les travaux actuels ? Ont-ils saisi la finalité de votre action ?

C’est tout l’enjeu qu’il y a autour de la démocratie locale, avec un vrai processus d’information et de concertation autour de nos projets. Les Toulousains concernés ont, je pense, compris le sens de notre action. Ils se l’approprient même ! Mais nous devons continuer à être pédagogues sur le projet urbain à long terme. Le Toulousain le comprendra d’autant mieux quand l’espace public parlera de lui-même… Le meilleur exemple est aujourd’hui celui la rue Alsace-Lorraine. Quel succès !

Propos recueillis par Thomas Simonian



UN COMMENTAIRE SUR Isabelle Hardy « Les Toulousains ont compris le sens de notre action »

  1. bejar dit :

    Bonsoir,

    Vous faites bien. A mon avis, l’activite genere du profit et le profit, des impots.

    De mon point de vue, les impots ne devraient pas freiner l’activite economique et/ou industrielle : je pense qu’en amont ils peuvent par exemple, aider a l’innovation (incubateurs…) et qu’en aval, ils ne devraient etre massifs qu’en cas de profit massif ou minimes en cas de …

    A mon avis si les banques sont mises aussi a contibution, le cercle vertueux fonctionne, non ? Mais je ne suis pas expert en la matiere, loin de la… Je sais juste qu’en ce moment l’activite qui genere du profit est bienvenue : le travail finance les retraites, les depenses de sante…

    Bonne continuation,

    Ilhan BEJAR,
    1GRANDTOULOUSAIN.

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