Interview décalée Philippe Lasterle

Collaborateur du groupe des élus d’opposition à la Communauté urbaine, Philippe Lasterle est un fervent défenseur du mariage pour tous. Il intègre le tout nouvel UDI et entend bien faire entendre sa voix… en commençant par répondre à notre interview décalée.

 

La pire soirée que vous ayez connue ?

Il y a plus de vingt ans. Une kermesse des dames patronnesses du village de mon arrière-grand-père. Elles voulaient me marier avec une vieille fille trop prude pour moi alors que je n’avais d’yeux que pour le jeune sacristain un peu timide mais sportif que je ne laissais pas insensible.

 

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?

C’était il y a bien trop longtemps pour que je m’en souvienne. Je crois, toutefois, qu’il s’agissait de places de concert pour aller voir Véronique Sanson avec mon frère jumeau Christophe et ma petite sœur Audrey.

 

La situation la plus délicate à laquelle vous avez eu à faire face ?

Perdre en finale de Questions pour un champion sous le regard navré de ma sœur Sylvie qui m’avait pourtant soufflé la bonne réponse depuis le public. Je lui avais promis l’encyclopédie de la peinture que gagne le vainqueur. Elle n’a finalement eu droit qu’à un livre de recettes de cuisine préfacé par Maïté et Micheline. On est restés fâchés longtemps mais on s’est réconciliés depuis.

 

Votre principale phobie ?

L’homophobie. Ces derniers temps, je sens une recrudescence préoccupante.

 

Le plat que vous détestez ?

Je n’aime ni la soupe à la grimace ni la cervelle aux choux de Bruxelles. En revanche, je ferais des kilomètres pour manger un Paris Brest ou un riz au lait comme seuls mes grands-parents Marcel et Marcelle, boulangers-pâtissiers à Castelginest, savaient les faire.

 

Une recette de cuisine à nous conseiller ?

Le cassoulet de mon beau-père. Mais, pour l’apprendre, il faut venir à La Table du Belvédère. C’est le restaurant le plus haut perché de la Ville Rose et vous y croiserez Gilbert (le chef), Maryse (ma délicieuse maman) et Sylvie (ma sœur, celle qui aime les encyclopédies…).

 

Votre destination de vacances préférée ?

L’archipel du Cap Vert. On est loin de tout. On oublie tout en écoutant les tristes mélopées de Cesaria Evora ou de Mariana Ramos… Mais je peux aller n’importe où pourvu que ce soit en famille et dans un endroit paisible et modeste.

 

Votre endroit préféré à Toulouse…

La bibliothèque de la rue du Périgord construite dans les années 30. C’est là que j’ai aimé le plus étudier, lire et draguer les garçons.

 

L’animal qui vous fait peur ?

Les pit-bulls quand je marche dans la rue avec mes neveux ou mes nièces. J’ai aussi horreur des grenouilles, surtout celles qui trempent dans les bénitiers. En revanche, j’adore Maya l’abeille, Casimir, Pollux, Aglaé et Sidonie et Bambi.

 

Un souvenir de vacances ?

La pêche à l’anguille dans l’Arros avec notre père quand nous avions 8 ou 10 ans, mon frère et moi. Nous partions vers minuit tendre les filets (c’était interdit) et notre père nous réveillait à 5h du matin pour aller les relever. Sur le moment, ça ne nous amusait pas du tout. Mais, avec le recul, remonter les lignes tous les trois sous le regard indulgent d’une lune complice, c’était génial.

 

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?

J’embrasse assez facilement (c’est ce que disent les mauvaises langues…) mais l’idée de carrière me laisse de marbre. Disons que croque-mort ou dame pipi, j’aurais eu du mal…

 

Un concert qui a marqué votre vie ?

Ceux de Brassens, Brel, Ferré et Barbara… que je n’ai, hélas, pas vus !

 

Une remarque désobligeante qu’on vous a faite récemment ?

« Dis donc, t’aurais pas un peu forci pendant les fêtes ?» Du coup, je me suis réabonné à la salle de sports où je fais de la zumba quatre fois par semaine.

 

Vous souvenez-vous d’un mensonge d’adolescence ?

Quand je laissais croire à mes copines de classe qu’elles me plaisaient bien…

 

Votre film référence ?

Difficile d’en choisir un plutôt qu’un autre. Mais, puisqu’il faut n’en retenir qu’un, je dirais Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier. J’éprouve toujours le même plaisir à le revoir.

 

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire ?

De la faire reculer.

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat



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