Exclu / Imbroglio au Parti Radical Midi-Pyrénées

Le Parti Radical vient tout juste d’élire son président régional (le 26 juin dernier), le Toulousain Jean-Jacques Bolzan succédant au Tarbais Gilles Craspay, et les contestations arrivent… Dans un courrier parvenu à notre rédaction et adressé au siège parisien du parti centriste, Christophe Pourcel, secrétaire national du Parti Radical, et opposant aveyronnais à Jean-Jacques Bolzan durant ce scrutin, attaque clairement et accuse : « je tiens à vous faire part de mon profond regret au vu du déroulement des opérations .» Christophe Pourcel poursuit en listant les mises en cause : malgré des demandes successives à Gilles Craspay (président régional sortant, ndlr) il n’aurait pas eu accès au fichier électoral, les convocations n’auraient été reçues que la semaine précédant le vote, une dizaine de procurations auraient été refusées, les électeurs ont dû marquer le nom de celui pour lequel ils votaient en restant sur leur chaise à la vue de chacun… Le candidat aveyronnais s’est donc acquitté d’un véritable réquisitoire en accusant également Jean-Jacques Bolzan et Gilles Craspay d’avoir fait voter des membres de leur famille respective… Nous avons joint les intéressés. Jean-Jacques Bolzan se dit serein et « appelle chacun au travail et à éviter ce type de querelles stériles. » Quant au fait de faire voter des gens de sa famille, le Toulousain réplique, « rien ne l’interdit ! ». Pour Gilles Craspay, la réponse est cinglante, « la liste électorale m’a été transmise par Paris et ne souffre donc d’aucune contestation possible. Quant à ma femme, en effet votante, elle est délégué désignée par la fédération des Hautes-Pyrénées et en conformité avec nos statuts. » Une affaire à suivre mais qui continue à faire la preuve d’un climat tendu à l’approche des municipales.

Thomas Simonian



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