Il salue la victoire de Moudenc et se tourne vers 2014 ; François Chollet «Le moment est à l’analyse pour reprendre Toulouse»

François Chollet

Le neurologue toulousain, président du groupe «Toulouse Métropole d’Europe» à la communauté urbaine (dissident de celui de Jean-Luc Moudenc) analyse les résultats de ces élections législatives. Il se félicite que sa famille politique puisse désormais compter sur un député à l’Assemblée nationale, mais met aussi en garde sur les résultats inquiétants des autres circonscriptions, et sur le travail à accomplir pour espérer reprendre la ville à Pierre Cohen. Car pour François Chollet l’objectif est clair : 2014 ! Avec qui ? A quelle place ? Nous n’aurons pas encore de réponses à ces questions, mais l’homme est dans la réflexion. Ses propos l’illustrent.

Quel bilan pouvons-nous tirer de cette élection ?
Il faut d’abord dire bravo à Jean-Luc Moudenc d’avoir réussi à emporter cette troisième circonscription. C’est une bonne nouvelle pour notre famille de pensée à Toulouse. Cela veut signifier que depuis dimanche soir, nous pouvons compter sur un parlementaire de plus qui puisse défendre nos idées… Nous en avons désormais trois*, et même si cela peut paraître dérisoire en rapport à ce qui passe du côté du Parti socialiste, c’est aussi le signe que nous ne devons pas nous résigner. Je fais confiance en ces parlementaires pour porter la voix et les valeurs, à la fois de notre ville et de notre famille de pensée.
Il y a le résultat de la troisième circonscription certes, mais sur les neuf autres, les résultats de votre parti sont inquiétants, non ?
Cela fait partie de l’équation que nous avons à résoudre. Je pense qu’il y a une question de cohérence, d’union, de sensibilités et de personnes. Nous devons nous mettre à travailler le fond et la proximité. Rendons-nous à l’évidence que nous sommes en ville fortement minoritaires, et que l’élection municipale ne sera pas l’élection législative. Le rassemblement devra être beaucoup plus large.

«Je trouve que cela n’avance pas trop en ville !»

Peut-on voir dans la victoire de Jean-Luc Moudenc, la naissance d’une certaine défiance des Toulousains envers Pierre Cohen ?
Il est trop tôt pour le dire. Il faut être prudent dans l’analyse. Par contre, il est vrai que d’autres échéances vont se profiler, et en particulier celle des Municipales. Et dans cette optique-là, je formule le vœu pour que nous trouvions les ressources pour faire l’alliance la plus large possible afin de reconquérir Toulouse. Gagner cette ville appelle à aller notamment vers la société civile, à aller au-delà des familles de pensée traditionnelles… Les Toulousains devront pouvoir s’identifier à une équipe avec de nouveaux visages, et qui sera porteuse d’un projet ambitieux. Nous devons travailler dès maintenant à ce rassemblement très large, sans lequel nous ne pourrons gagner.
Cela veut-il dire que tout le monde à partir d’aujourd’hui peut travailler avec tout le monde dans le cadre de ce rassemblement ?
Cela veut dire que tout le monde est prêt à discuter. Il faudra trouver le moyen qui permette de respecter l’identité de chacun afin de créer le collectif le plus efficace possible pour préparer les municipales. Le moment est à l’analyse pour pouvoir reprendre Toulouse.
Il y a deux groupes d’opposition à la mairie de Toulouse et à la communauté urbaine… L’élection de Jean-Luc Moudenc change-t-elle quelque chose à ce schéma ?
Non pour l’instant cela ne change rien. Nous serions tous UMP dans le groupe «Toulouse Métropole d’Europe», la question pourrait se poser. Mais nous sommes divers, avec des centristes et des non encartés.
Donc toujours opposant farouche à Pierre Cohen ?
Oui, et j’écoute les Toulousains. Je trouve que cela n’avance pas trop en ville… Que la rue Alsace-Lorraine est toujours en travaux, et que les habitants de cette ville ont envie d’exprimer un mécontentement.

Thomas Simonian
 *avec Alain Chatillon (sénateur) et Christine de Veyrac (députée européenne)


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