Il est prêt à défier Christophe Borgel ; Thierry Cotelle «Moi je ne me moque pas des électeurs !»

Cotelle Thierry

L’adjoint de Pierre Cohen au développement économique et à l’emploi, par ailleurs secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement, a décidé d’être du combat législatif sur la 9ème circonscription. L’occasion pour lui de porter des valeurs qu’il dit bien éloignées de celles qui ont favorisé le parachutage de l’élu d’Ile de France, Christophe Borgel. Le bras de fer s’engage dans nos colonnes.

Avant de parler de votre propre candidature sur la 9ème circonscription, quelle est votre analyse sur tout ce qui s’est passé au PS ? Sur la primaire avortée entre Anne Crayssac et Nadia Pellefigue, puis sur le parachutage de Christophe Borgel ?

Je n’ai pas à commenter les affaires internes au Parti Socialiste …

Vous avez bien une analyse personnelle ?

Il y a eu un équilibre, réel ou pas je n’en sais rien, entre les deux candidates présentes lors de ces primaires. Il a bien fallu trouver une solution. Mais celle qui a été trouvée me paraît indigne, avec le parachutage… J’aurais plutôt tendance à dire d’ailleurs l’auto-parachutage de Christophe Borgel. Il s’est servi «comme un grand»* ! Pour moi, parachuter un «apparatchik» dans cette circonscription ne correspond pas du tout aux valeurs de la gauche telles que je les ai toujours portées. Il ne faut pas se moquer des citoyens. On ne peut pas venir ici, chez nous, se servir des Toulousains et autres, pour aller exercer un mandat à l’assemblée nationale.

N’êtes-vous pas en train de nous dire que Christophe Borgel se moque des électeurs ?

Je suis en train de vous dire que moi je ne me moque pas des électeurs !

Si nous nous faisions l’avocat du diable, nous pourrions vous dire que le mandat de député est un mandat national, donc nul besoin d’être du territoire, non ?

Effectivement le député est un élu de la nation, mais ne soyons pas non plus hypocrites… Ce n’est pas un scrutin de liste, donc si le législateur l’a souhaité ainsi, c’est qu’il y a une raison. Celle de créer un lien entre le local et le national.

N’auriez-vous pas été la solution idéale pour résoudre ce désordre à gauche ?

J’aurais pu être en effet le candidat de la gauche dans cette circonscription. La possibilité avait été envisagée entre le Parti Socialiste et le MRC (Mouvement républicain et citoyen), mais l’accord a trop traîné malgré un certain nombre d’engagements pris au plus haut niveau. Mais ce qui est le plus gênant dans cette affaire, car j’aurais pu accepter d’autres situations, c’est que nous n’ayons pas de candidat du territoire qui soutienne François Hollande… C’est donc le sens de ma candidature. Je suis le candidat de gauche du territoire.

«Le choix entre un maire adjoint de Villepinte et un maire adjoint de Toulouse»

Vous maintenez donc votre candidature ?

Il faut que la gauche ait une candidature crédible, issue de ce territoire, avec une personnalité qui maîtrise les problématiques de la circonscription, de la métropole toulousaine et du département. Je pense porter un certain nombre de valeurs : je suis engagé politiquement dans ce département depuis toujours et je vis dans cette circonscription. Je suis le candidat légitime de la gauche et du camp Hollande dans la 9ème circonscription. J’irai jusqu’au bout ! J’offre ainsi aux électeurs le choix entre un maire adjoint de Villepinte et un maire adjoint de Toulouse. Entre un élu d’Ile de France, et un élu de chez nous.

Serez-vous clair dans votre positionnement de second tour, dans le cas où vous seriez derrière Christophe Borgel à l’issue du premier ?

Je ne me suis jamais trompé de camp.

Parlons de politique nationale. Pourquoi votre leader Jean-Pierre Chevènement a-t-il décidé de se retirer de la course à la présidentielle, et a fait le choix de faire campagne auprès de François Hollande ?

Jean-Pierre Chevènement avait envisagé de se présenter pour «faire bouger les lignes» à gauche. L’idée de notre parti est de travailler avec le Parti Socialiste à l’élaboration d’un programme gouvernemental qui pèsera sur le cours de choses. Notamment sur la crise qui est loin d’être terminée… D’ailleurs François Hollande a repris certains de nos thèmes, comme par exemple la révision de certains traités européens.

* Christophe Borgel est au PS le secrétaire national chargé de la vie des fédérations 
et des élections

L’arrivée des studios Raleigh à Francazal

«On ne peut que se réjouir d’un tel projet. Il vient diversifier notre économie locale déjà riche, il vient la compléter. Avec l’aéronautique et le spatial, toutes ces industries vont nous amener les emplois de demain.» (Thierry Cotelle)

Thomas Simonian



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