Hollande est à mi-mandat : Et maintenant ?

p8 montage a la loupe
Romain Cujives (PS) et Xavier Spanghero (UMP) entrent dans la seconde moitié du quinquennat Hollande

Critiques. Qui soutient encore le président ? À droite on tape fort en étant dans le rôle traditionnel de l’opposant. Mais plus surprenant … à gauche on commence à dire stop. Mais pas trop fort.

L’Elysée est en crise, ce n’est un secret pour personne. François Hollande bat même tous les records d’impopularité sous la Vème République … À Toulouse comme ailleurs ce mi-mandat a un goût amer, à droite comme à gauche. « Il s’agite, il fait des promesses, et après c’est oublié … Les Français comptent les jours », réagit le secrétaire départemental adjoint de l’UMP, Xavier Spanghero, toujours pas remis de la dernière prestation télévisée du président. Du côté du PS toulousain on lit entre les lignes une forme de contestation vis-à-vis de l’exécutif : « Je ne suis pas pour qu’on se raconte des histoires », entame Romain Cujives, secrétaire fédéral en charge de la formation militante. « Les militants sont pour beaucoup interrogatifs et critiques vis-à-vis de ce premier bilan. Ils sont forcément inquiets quant à l’avenir du gouvernement et du PS », nous confie celui qui était l’un des lieutenants de Pierre Cohen au sein de l’ancienne majorité municipale toulousaine. Xavier Spanghero attaque violemment les dernières mesures annoncées : « Il nous reparle d’emplois aidés et de contrats de génération, mais il est à côté de la plaque, il fait fausse route. Ce n’est certainement pas avec des emplois aidés qu’on va relancer la compétitivité. Cela fait deux ans et demi que ça ne marche pas, et ça ne marchera jamais. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux. » Même si on reste critique sur le bout des lèvres à gauche de l’échiquier, on tente aussi de rester positif : « Nous devons trouver un second souffle nécessaire pour la deuxième moitié du quinquennat », entonne Romain Cujives. Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas à dire que la ligne du PS 31 n’est pas de suivre benoîtement les sursauts elyséens, « nous ne sommes pas les porte-paroles du gouvernement, encore moins son service de presse », tout en défendant les Etats généraux en cours au sein de son parti : « Il s’agit de repenser la carte d’identité du PS.» Quant à Xavier Spanghero, il craint que la deuxième moitié de ce quinquennat soit intenable : « une dissolution pour quoi faire ? », s’interroge-t-il. Avant de conclure : « s’il ne peut plus gouverner, qu’il parte ! »



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