Hervé Morin lance définitivement de Veyrac

Le n°2 et président du conseil national de l’UDI, l’ancien ministre de la défense, Hervé Morin, était hier dans les rues du centre-ville toulousain pour lancer définitivement la campagne de l’eurodéputée Christine de Veyrac dans la course au Capitole : « Christine sera notre candidate ! Je suis venu à Toulouse pour le dire. » Un discours volontairement  « clair et net » qui a visé à lever toute ambiguïté sur le soutien national apporté à la démarche de Christine de Veyrac. Hervé Morin a également mis en garde les cadres locaux qui ont rallié récemment le candidat investi par l’UMP, Jean-Luc Moudenc : « L’UDI doit être unie et soudée derrière Christine. Toute l’équipe départementale doit être dans cette démarche.»

Une pierre dans le jardin de Jean-Jacques Bolzan (Parti Radical) et Etienne Durand-Raucher (FED) qui ont pris fait et cause pour l’ancien maire dans cette pré-campagne … Un avertissement pour Philippe Lasterle qui a prôné, durant la récente campagne interne pour la présidence du parti centriste, la mise en place de négociations avec l’UMP. Elément étonnant du point-presse qu’Hervé Morin a tenu dans un grand hôtel toulousain, l’annonce de la fin de toute hypothèse de négociations futures  avec le clan Moudenc : « Christine aura dès demain l’investiture officielle. A partir de là Paris n’a plus son mot à dire… J’ai bien l’intention de revenir à Toulouse pour voir l’avancée de la campagne. » Des propos qui rabattent certaines cartes, et qui jettent de nouveau le trouble pour tous ceux qui envisageaient un rapprochement jugé inévitable entre UMP et UDI : «Ma détermination est intacte » a même averti Christine de Veyrac, qui a relativisé l’impact des récents sondages. « Elle est la mieux placée pour gagner un second tour » a d’ailleurs soutenu Jean-Pierre Albouy, patron local du Nouveau Centre, et annoncé comme possible délégué départemental de l’UDI par Hervé Morin himself. Hervé Morin a monté le ton, Christine de Veyrac a elle, défié le candidat UMP en duel : « Mon adversaire est à gauche, mon concurrent à droite. »

Thomas Simonian



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