Gérard Longuet «La Défense est un atout»


Suite à sa visite des sites d’EADS Astrium et de Thales Alenia Space, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Gérard Longuet s’est entretenu avec Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse et un panel de chefs d’entreprises notamment du secteur spatial.

«La Défense est un atout pour notre pays qui lui donne une autorité largement supérieure à sa démographie et à son poids économique. Ce qui nous permet dans les négociations internationales d’avoir cette autorité.» Avant-hier à Toulouse, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, s’est montré volontaire, ambitieux, pour Midi-Pyrénées et sa capitale. Après sa visite aux fleurons de notre économie locale que sont EADS Astrium et Thalès Alenia Space, Gérard Longuet a voulu rendre hommage au savoir-faire industriel de la région, «à ces industriels qui ont su se regrouper. Aerospace Valley en est un des plus brillants exemples.» a-t-il déclaré. A la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse, devant un parterre d’élus et de chefs d’entreprises, le ministre s’est dit «impressionné par la modernité des activités» de l’agglomération toulousaine : «Vous êtes sur un très bon marché avec de belles entreprises». Le Président de la CCIT s’est félicité à son tour de la venue du ministre : «Notre territoire est exposé à l’industrie spatiale et donc à la défense pour laquelle la moitié de nos entreprises travaillent. Cela renforce l’ADN de ce territoire qui dispose de nombreux atouts.» a confié Alain Di Crescenzo. Et de citer Midi-Pyrénées en exemple sur de nombreux fronts : leader mondial de l’aéronautique avec Airbus (530 avions livrés en 2011 et 1500 commandes nettes), un secteur aéronautique et du spatial qui représente 80000 emplois dont 54000 issus de la sous-traitance et un réseau de 840 entreprises dont près de la moitié travaille dans le secteur militaire… Numéro Un aussi des systèmes embarqués et de l’agroalimentaire… «Notre région est également un acteur important des industries de la Défense avec de belles réalisations comme l’A400M. 160 de nos PME/PMI sont directement concernées par les marchés classés Défense dont 60 opèrent dans le secteur du spatial.» a rappelé Alain Di Crescenzo.

Des réserves après la présidentielle

En matière de spatial, Gérard Longuet a prôné pour toujours plus de complicité entre la Défense et l’industriel. Pour rappel, la France dispose d’un budget spatial civil de près de 2 milliards d’euros par an et un budget défense de 630 millions d’euros «dépensés pour l’essentiel dans votre région» a rappelé le ministre qui s’est ainsi présenté comme un «partenaire» et un éventuel «client ; la Défense étant un grand acheteur» a-t-il précisé. Mais il ne lui a pas échappé non plus que la France est à la veille d’une élection présidentielle et que cette ambition clairement affichée pourrait être revue à la baisse en cas d’élection de François Hollande : «Nous (le ministère de la Défense, ndlr) sommes un partenaire exigeant mais de long terme, sous réserve que demain les crédits ne soient pas victimes de mesures budgétaires qui feraient du très beau budget du ministère de la Défense, une barrière d’ajustement pour d’autres dépenses.» a-t-il prévenu. «Au-delà, l’avenir appartient aux électeurs et aux priorités qu’ils choisissent.»

Claire Manaud



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