Georges Méric : « Le département est en ordre de marche »

 

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Installation. Ce matin, le nouveau président du Conseil départemental, Georges Méric, s’est exprimé pour la première fois depuis son élection; une mise en avant de son projet politique.

 

Accompagné de ses vice-présidents, Georges Méric a tenu à préciser ses priorités, mais aussi à présenter une équipe prête au travail : « Les délégations sont actées, les commissions sont installées, le Conseil départemental est en ordre de marche », a-t-il affirmé, ce matin devant la presse. Sa méthode de gouvernance se résume en un mot : « la collégialité » dans la prise de décision. Quant au projet politique qui va être mis en œuvre, il le définit en quatre points : « L’action sociale, qui est l’ADN du Conseil départemental. Six vice-présidents sur quinze sont affectés à ce domaine et 1100 agents prennent en charge près de 16 000 personnes par jour. » Cela correspond à 57% du budget du Département. La solidarité territoriale est un autre axe majeur du projet : « Le rôle de redistributeur est très important, nous refusons toute fracture territoriale donc l’aide aux communes et aux intercommunalités sera poursuivi mais nous prévoyons une refonte du barème pour une meilleure équité », explique le président du Département. Maryse Vezat-Baronia, première vice-présidente, sera en charge des ‘‘contrats de territoire’’, car désormais les aides seront contractualisées : « Cela permettra d’alléger la procédure, de financer des projets structurants et de définir en amont le niveau de l’aide », précise l’élue.

La volonté de « préserver l’environnement, d’agir en pensant aux générations futures », figure également parmi les points forts de la politique départementale. Jean-Michel Fabre, vice-président au logement et au développement durable s’occupera particulièrement de cette question. Enfin, l’éducation est annoncée comme « la priorité des priorités », avec une nouveauté qui sera mise en place : un parcours citoyen et laïc au sein des collèges. « L’objectif est de former ces jeunes de 11 à 15 ans, pour qu’ils deviennent des futurs citoyens aux valeurs républicaines et humanistes », précise Marie-Claude Leclerc, vice-présidente nommée à l’éducation.

Aéroport, LGV, PLB au centre des préoccupations

Hormis ces priorités de politique générale, Georges Méric s’est prononcé sur les grands dossiers qui touchent l’agglomération toulousaine : la vente de l’aéroport est au premier rang des interrogations. Clairement positionné contre la privatisation de l’aéroport Toulouse Blagnac, le nouveau président a une proposition sur le sujet : « Racheter les 10,01% qui appartiennent à l’Etat, avec la Région, la CCI et la métropole toulousaine ; ce n’est pas un investissement délirant car il rapporterait 5% par an. » Les parts en question s’élèvent à 60 millions d’euros, « mais nous pensons que l’Etat pourrait faire un prix », affirme-t-il. Qu’en pensent les autres institutions appelées à participer à cet investissement ? « Je leur ai envoyé un courrier jeudi dernier afin d’organiser une table ronde entre tous ces acteurs locaux », répond Georges Méric. Le président a également rappelé sa position sur la LGV « qui doit desservir Toulouse, mais aussi l’arc méditerranéen » et sur le prolongement de la ligne B jusqu’à Labège, « un projet abouti et stratégique pour le secteur Est Toulousain. Nous allons faire du PLB un préalable à toutes négociations en matière de transport en commun.»  Négociations qui se tiendront avec la métropole toulousaine… Le ton est donné, même si par ailleurs Georges Méric affirme « ne pas avoir de relations conflictuelles avec Jean-Luc Moudenc  ». Pour l’instant ?



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