Françoise Laborde: « Les états d’esprit doivent changer »

Quel ressenti face à la situation industrielle de Toulouse, et l’accumulation de plans sociaux  dans la région ?

Plan social signifie souvent chômage. Et ce fléau est une réalité. Je suis récemment allée à la rencontre de nombreux maires et j’ai fait le constat d’un problème récurrent. Les difficultés d’implantations des PME, les conséquences humaines… Un chômeur, c’est souvent toute une famille qui sombre dans la difficulté.

Peut-on enrayer ces plans sociaux ? Qui peut le faire ?

Il n’y a pas de remède miracle. Mais il existe des personnes compétentes dans la gestion de ces problèmes. Robert Castagnac par exemple, le commissaire au Redressement productif pour la région, est apte à piloter ces dossiers délicats. Je pense néanmoins qu’il faut aller plus loin. Faire le choix de prévenir plutôt que guérir. Dans le cas de Sanofi par exemple, une entreprise dite « florissante », personne ne s’attendait à l’annonce d’un plan social. Un investissement dans la surveillance des grandes entreprises pourrait donc être l’une des solutions. C’est probablement très utopique. Pourtant, sans jeu de mots, je pense qu’un changement est possible. Les états d’esprit doivent changer et changeront.

Quel reclassement pour les salariés de ces entreprises en difficulté ?

Il existe deux types de système. Un système interne d’abord. L’entreprise choisit le reclassement des salariés dans une autre usine du groupe ou le renforcement de l’usine en difficulté. Il existe aussi le « chômage sec », avec la problématique des spécialités. A Freescale par exemple, les salariés, spécialisés dans leur domaine, se heurteront davantage au problème du reclassement. C’est pourquoi il faut leur accorder le temps de formation nécessaire et rester vigilant dans leur suivi.

 



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