François Hollande : Sa stature internationale

 Jean-Luc Moudenc : Elle reste à construire car pour le moment il y a beaucoup d’incohérences. Au niveau européen par exemple, il nous disait pendant la campagne qu’il souhaitait renégocier le traité concernant la stabilité budgétaire… Et on a pu observer lors du dernier sommet de Bruxelles que la France ratifierait finalement tel quel le traité. Ceci est une bonne chose, mais illustre la démagogie des socialistes durant la campagne. Sur la scène internationale, je ne vois pas pour le moment la marque du nouveau président français. Ni dans ses échanges avec les autres chefs d’Etat, ni dans les décisions issues des divers sommets.

 

 

 

 Jennifer Courtois-Périssé : Il est clair qu’il souhaite marquer sa différence avec Nicolas Sarkozy. Je remarque dans sa relation avec l’Allemagne qu’il a le SPD avec lui, et que cela doit jouer dans le rapport de forces avec Angela Merkel. J’espère, en tenant compte des désaccords qu’il y a aujourd’hui en Europe, que ses rencontres avec les autres chefs d’Etat ne sont pas de simples visites de courtoisie et qu’il y a un vrai dialogue de fond avec une écoute mutuelle. Nous ne sortirons de la crise qu’avec une Europe qui avance.

 

 

 

 Sandra Torremocha : On parle beaucoup de l’opposition de l’Allemagne à la France, du nouveau couple Merkel/Hollande mais il ne diffère pas beaucoup de celui Merkel/Sarkozy car ils continueront à soutenir les banquiers et leur système. Mais la crise est européenne et internationale, et la lutte des classes l’est aussi. Lorsque les travailleurs décideront de s’unir, les mouvements contestataires ne connaîtront pas de frontière ; la révolution est contagieuse et la position internationale de F. Hollande n’y changera rien.

 

 

 

 Sébastien Denard : Le Président de la République dispose des affaires étrangères parmi ses prérogatives directes et François Hollande s’est attelé à sa tâche très rapidement sans temps d’adaptation. Le sommet du G8 s’est bien passé et François Hollande a même bénéficié du soutien de Barack Obama sur la politique de relance économique européenne. De même, durant le Sommet Européen, un certain nombre de mesures en faveur de la croissance économique ont été adoptées, et pendant celui de l’OTAN, notre président, amicalement mais fermement, a tenu ses engagements de retrait des troupes d’Afghanistan.



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