François Hollande : Sa personnalité


Jean-Luc Moudenc :
J’apprécie le changement de style dans le sens d’une Présidence plus sobre et plus apaisée. Là nous sommes dans le bon côté des choses. Après on a toujours du mal à discerner les vraies lignes de force et à entendre des objectifs et des décisions clairs. En fait, je suis toujours en attente du fond et c’est qui compte avant tout. François Hollande met du temps à entrer dans les vraies questions. On peut notamment prendre l’exemple de la conférence sociale, où l’on nous a annoncé avant de la débuter qu’il n’y aurait pas de décisions à la sortie si ce n’est l’annonce de mesures qui étaient des engagements de campagne…

 

 

Jennifer Courtois-Périssé : Il apparaît très consensuel et j’espère que sa politique penchera plutôt au centre. Pour le moment, nous avons beaucoup d’effets d’annonces et de communication. Le Président prend le train, on a fait signer une charte d’engagement aux ministres et Benoît Hamon médiatise le fait qu’il aille seul à ses rendez-vous… Il y a beaucoup de démagogie. Mais je pense que François Hollande va tout de même entraîner de l’apaisement, car même si Nicolas Sarkozy avait engagé beaucoup de réformes comme celle des retraites, sa personnalité était mal ressentie.

 

 

Sandra Torremocha : La politique n’est pas une question d’homme mais de camps et d’intérêts à défendre et comme ses prédécesseurs, François Hollande défend ceux des possédants. Sa personnalité et son charisme ne semblent pas importants, car ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est un Président qui ait la volonté politique d’imposer au patronat l’interdiction des licenciements par exemple. Ce n’est pas une question de personnalité mais de choix à faire et ces choix-là, François Hollande ne les a pas faits et ne les fera pas apparemment. Les travailleurs vont devoir se défendre eux-mêmes !

 

 

Sébastien Denard : François Hollande est monté en puissance pendant la campagne présidentielle. On l’a vu très affuté, en homme d’Etat, lors du débat face à Nicolas Sarkozy et les premiers jours de sa présidence montre qu’il a vraiment pris la hauteur de ses fonctions. Je retrouve en lui ce que nous avons défendu pendant la campagne, c’est-à-dire la «République exemplaire» : un président et un premier ministre à leur place qui ont donné des garanties au gouvernement pour pouvoir exister. Le contrat est donc rempli. Je reste satisfait de cette présidence respectueuse des institutions, des administrations !



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