François Hollande : Qu’attendez-vous de lui ?

Jean-Luc Moudenc : J’attends qu’il impulse le redressement du pays. Il va devoir s’attaquer au rétablissement des comptes publics, à l’amélioration de notre compétitivité, à la relance de l’emploi et à l’amélioration du pouvoir d’achat des Français. Je souhaite aussi qu’il représente une voix qui pèse en Europe et dans le monde.

 

 

 

 

Jennifer Courtois-Périssé : Il doit maintenant prendre ses responsabilités, enclencher les réformes et tenir son budget. Ceci dit, nous sommes au début du mandat et je lui laisse pour le moment tout crédit, en restant vigilante. J’attends de lui également des éclaircissements sur les réformes de modes de scrutins. Les socialistes parlent de stopper la réforme territoriale et d’introduire de la proportionnelle pour les élections cantonales. Je trouverais cela regrettable car le conseiller général reste aujourd’hui en zone rurale le seul élu de proximité avec le maire.

 

 

 

Sandra Torremocha : Les travailleurs n’ont rien à attendre de François Hollande car, le PS a déjà été aux affaires et, face au patronat, il a toujours plié. Et quand je parle de patronat, il s’agit des grands groupes et pas des petits artisans ou des petites entreprises. Il faudrait interdire les licenciements, indexer les salaires, les retraites et les allocations sur la hausse des prix mais, au final, ce ne sont pas des attentes car je sais que F. Hollande n’ira pas dans ce sens. Beaucoup de travailleurs souhaitaient voir Nicolas Sarkozy quitter l’Elysée mais le changement de politique ne transformera pas le quotidien des gens.

 

 

 

Sébastien Denard : Ma première attente a été comblée par le Sommet Européen : repartir sur une logique de croissance économique plus que sur une logique financière. Ensuite, le gouvernement a su prendre de bonnes mesures telles la baisse des salaires des ministres, qui vont dans le sens encore une fois de ce que nous avons défendu pendant la campagne. Mais le plus gros reste à venir : le collectif budgétaire qui est débattu à l’Assemblée nationale devrait aboutir à l’abandon de la hausse de la TVA, la fin du bouclier fiscal. Tout cela est un travail préliminaire à la grande réforme fiscale. Dans un même temps, la réforme de l’école se prépare, et sur ces deux points travaillés dans l’urgence, les bases s’avèrent solides. Et la grande satisfaction reste le renouvellement du dialogue avec les partenaires sociaux.



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