François Hollande Il déclare la guerre à l’argent-roi…

Oui mai… En nous remettant au goût du jour le fameux proverbe, «Faites ce que je dis, pas ce que je fais… » De fait, en faisant croire à tous les français qu’il est le seul et vrai défenseur des classes défavorisées, le seul capable de comprendre leur détresse, devant le manque de moyens économiques qui sont les leurs… Puisqu’en façade, crise ou pas crise, il partage le même sort qu’eux…
Sauf que le bonhomme est un pro de la politique comme tous les braves qui un jour ont fait l’ENA… Qu’il en a toujours vécu et a même construit avec son ex-compagne Ségolène Royale un patrimoine immobilier bien garni, profité lui aussi des cadeaux fiscaux qu’il combat aujourd’hui, au point même que les mauvaises langues, les compagnons de leur promotion à la fameuse école nationale, de gauche et de droite, qui connaissaient particulièrement le couple pensaient qu’ils ne se sont pas mariés pour payer moins d’impôts. A ce propos, l’administration les a même un jour «réprimandés»…


Et oui, le chantre des bonnes résolutions qui se veut être le grand défenseur des français, s’est fait surprendre voilà peu, en compagnie de Bernard Henri-Lévy, celui qui mange à tous les râteliers, dans un restaurant de grand luxe parisien. Le restaurant «Laurent» sur les jardins des Champs Elysées, «Histoire de s’habituer au quartier» dira t-il à son convive, sur le ton de la rigolade. Sauf que l’endroit est le plus huppé de France. C’est là que le moindre dessert coûte la bagatelle de 140€. Selon Le Parisien, c’est le milliardaire, Pierre Bergé qui aurait réuni les deux hommes afin de “réchauffer” leurs relations. On se souvient que le philosophe était proche de Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle. L’occasion sans doute d’évoquer ce brave «peuple de gauche» à l’une des tables les plus chères de Paris et, qui sait peut-être de «ré-enchanter le rêve français» autour de la célèbre entrée «Truffes noires et salade de mâche, toasts “melba”», spécialement concoctée par le chef. Mais c’est bien connu, François Hollande l’assure : «je n’aime pas les riches». Pas de quoi l’empêcher quand même d’organiser ses mondanités, ses soirées «In», dans des lieux similaires comme au Fouquet’s, si décrié, où voilà quelques jours il dissertait avec une certaine Cécile Duflot… La même qui, on s’en souvient, pour échapper au quotidien avait fait une petite escapade aux Maldives. Un week-end pour soigner la planète…
Mais revenons à la rencontre Hollande/BHL qui devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le cœur du philosophe, plus emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy. Une rencontre qui aura surtout mis en évidence un certain éloignement de François Hollande avec le quotidien des Français. Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre l’empire de la «finance» et une société «pervertie par l’argent-roi»… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien «aux prix ridiculement élevés» avec l’un des représentants les plus emblématiques de l’intelligentsia germanopratine ? A méditer…
André Gérôme Gallego
Directeur de l’information
andreg@aol.com



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