François Carbonnel «Nous ne pouvons exclure une candidature issue de nos rangs»

Il est l’actuel secrétaire fédéral chargé de la communication au sein de la fédération haut-garonnaise du PS. Déjà prêt à vivre à la fin du mois l’avènement d’Harlem Désir comme chef de file national dans notre «ville rose», François Carbonnel est surtout concentré sur les prochaines échéances fédérales de son parti. Animateur local du courant «Un Monde d’avance» de Benoît Hamon, aux-côtés de la future vice-présidente du Conseil Régional Nadia Pellefigue, il ne tremble pas quand il s’agit d’évoquer sa possible propre candidature pour devenir le patron départemental le 15 novembre prochain, et ainsi succéder à Sébastien Denard. Fera-t-il partie de la «short list» ? Si un consensus entre Cohen, Izard et Malvy n’aboutit pas… Parions qu’il sera de la partie.

A travers le plan social annoncé par Sanofi, n’est-ce pas le projet même d’Oncopôle qui est aujourd’hui menacé ?

Inévitablement cette situation fragilise la nature du projet. Rappelons que l’Oncopôle est une richesse pour Toulouse, notamment en termes de recherche médicale. Depuis de nombreuses années d’ailleurs, nous avons ici parmi les meilleurs scientifiques en la matière. Il va falloir observer comment les autres acteurs privés du site, et notamment Pierre Fabre, vont vivre le retrait de Sanofi. La pérennité de ce projet est tout de même clairement en jeu. Mais la guerre n’est pas terminée, rien n’est perdu !

N’est-ce pas difficile pour le Parti Socialiste d’être confronté à de tels plans sociaux dès son arrivée au pouvoir ?

Nous savions que nous aurions à faire face rapidement à cette situation. Le contexte social est très difficile, à la fois dû à l’héritage légué par Sarkozy et la droite, mais aussi à une crise qui est internationale. L’objectif est donc d’avoir des réponses politiques pour faire face à cette crise.

L’actualité de votre parti va être chargée avec non seulement le congrès national qui va se tenir à Toulouse, mais aussi le renouvellement de vos instances départementales… Comment préparez-vous toutes ces échéances ?

Pour le congrès national (26,27 et 28 octobre) tout est organisé et décidé depuis Paris. En revanche, pour le renouvellement de nos instances départementales, nous sommes déjà au travail. Il y aura deux grandes étapes. La première est notre congrès fédéral qui se tiendra le 19 octobre à Tournefeuille, avec environ 500 délégués venus de toute la Haute-Garonne, parmi lesquels il y aura un ou des candidats pour le poste de Premier secrétaire fédéral. L’étape suivante, celle du 15 novembre, sera le vote.

«Il y a une vraie diversité dans les forces en présence»

Que va-t-il se passer en interne d’ici ces échéances ?

Des échanges, des discussions et des tractations entre nous… Le but est de trouver, si possible, un compromis sur la candidature d’un homme ou d’une femme qui soit en capacité de rassembler le plus largement possible.

Beaucoup de noms circulent pour succéder à Sébastien Denard. Cela illustre-t-il une guerre entre la région, le département et la ville de Toulouse ?

Il faut absolument éviter les divisions internes, mais bien entendu, les candidats dont on entend parler, peuvent avoir la préférence de Pierre Cohen, de Pierre Izard ou de Martin Malvy. Aujourd’hui plusieurs candidatures se profilent, avec d’ailleurs des profils très divers. Prenons les cas de Sébastien Vincini et d’Etienne Morin. L’un est rural, l’autre urbain. L’un est adjoint de la 4e ville de France, l’autre est un élu du terroir. Quant à Joël Bouche et Fabrice de Commarmond, l’un est maire, l’autre n’est même pas élu. Il y a donc une vraie diversité dans les forces en présence. La seule chose que je regrette, c’est le manque de candidatures féminines. Mais aujourd’hui aucune candidature n’est déclarée.

Parlons de vous maintenant. Serez-vous candidat ?

Dans tous les cas, ma sensibilité (le courant de Benoît Hamon) a vocation à être représentée. Au niveau national, nous avons voté pour la motion d’Harlem Désir, et donc nous aspirons maintenant à être partie prenante de toutes les nouvelles instances fédérales qui vont être constituées.

Mais vous ?

Aujourd’hui je n’en sais rien. Ce qui est certain, c’est que le 19 octobre, avec Nadia Pellefigue et d’autres, nous représenterons notre sensibilité au congrès fédéral.

Avec une candidature ?

Si les conditions du rassemblement sont réunies et si nous arrivons à nous entendre sur la place des uns et des autres dans l’exécutif, il n’y aura pas de problème. Mais si nous ne parvenons pas à nous rassembler, alors avec Nadia Pellefigue, nous ne pouvons exclure une candidature issue de nos rangs.

Thomas Simonian

 



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