Etienne Cardeilhac Pugens «Le jeune Centriste à Toulouse, c’est moi»

Etienne Cardeilhac Pugens
Etienne Cardeilhac Pugens

Etienne Cardeilhac Pugens est le Président du Mouvement des Jeunes pour Toulouse. En cette période électorale intense, il réaffirme son ancrage au Centre pour les échéances à venir et notamment les municipales de 2014.

Etienne Cardeilhac Pugens, vous avez décidé de dire publiquement votre attachement au Centre en vue des prochaines municipales à Toulouse. Pourquoi avoir cette démarche aujourd’hui ?

En 2008, il y a eu une réelle confusion puisque le PS a voulu faire de l’élection locale une sanction au pouvoir national. Les Toulousains ont fait un choix, c’est la démocratie, mais aujourd’hui ils le regrettent en raison des promesses non tenues, d’une mauvaise gestion et de l’immobilisme de la municipalité actuelle. Toulouse s’est endormie et le plus triste, c’est que le Capitole est devenu une véritable machine politique au service, non plus des Toulousains, mais d’un parti, celui de l’inaction, de l’augmentation des impôts locaux, de l’augmentation de l’insécurité, de l’endettement, du clientélisme et de l’esprit partisan. Ma démarche est donc très cohérente me semble-t-il : pendant plus de 30 ans, Toulouse a été gérée par des maires centristes, Pierre et Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc. Et pendant plus de 30 ans, les Toulousains ont fait confiance en cette gestion saine et dynamique. Toulouse était une ville rayonnante où il faisait bon vivre. Je crois qu’il faut penser l’avenir avec ces mêmes valeurs.

Vous vous dites Centriste mais ne voulez soutenir aucun parti en particulier. Pourquoi ?

Oui au niveau local je suis Centriste parce que je considère que le Centre est la composante même d’une bonne gestion locale. L’histoire de Toulouse l’a prouvé. Le centriste municipal est proche de ses concitoyens, il cherche une solution à dimension humaine à leurs préoccupations, et surtout, il sait s’opposer à toute considération politique pour le bien-être de la cité. C’est le symbole même de mon engagement politique à Toulouse et de mon idéal municipal. Etre centriste, ce n’est pas se ranger derrière un parti, mais derrière un pari : le pari de l’Homme. En créant le MJT, j’ai proposé aux jeunes Toulousains pour l’avenir de Toulouse, de ne pas se ranger derrière un parti mais bien derrière un pari : La jeunesse, sa fougue et son bon sens !

 «Il nous faut un Président fort»

 Etre au Centre, signifie pour vous être neutre ?

Je  dissocie ma conception du centre au niveau national et au niveau local. A l’échelle nationale il faut, me semble-t-il, une orientation claire pour l’avenir du pays en matières économiques et sociales notamment. Les candidats centristes pour l’élection présidentielle, n’incarnent pas cette franchise. On ne sait pas vraiment où ils vont ; prendre un peu à droite et un peu à gauche c’est idéal, mais parfois incompatible, en tout cas très difficile à mettre en œuvre au niveau national. Notre pays traverse une grave crise et l’avenir du monde est incertain; pour y faire face, il nous faut un Président fort, reconnu en Europe et dans le Monde, qui sait trancher, qui sait où il va et qui connaît le fonctionnement et les dessous de l’État. Concernant la «neutralité», je pense que quand on est responsable politique, il faut avoir des positions claires : soit on est d’accord, soit on ne l’est pas. Je suis président d’un mouvement qui a réussi un challenge : celui de rassembler des jeunes de toutes sensibilités et je peux ainsi affirmer que le jeune Centriste à Toulouse, c’est moi, et pourtant je ne suis ni adhérent au MoDem, ni au Nouveau Centre.

Pourtant, vous étiez samedi soir dernier au meeting que François Bayrou ? Quel crédit peut-on par conséquent donner à cette déclaration ?

L’ouverture d’esprit, l’écoute et l’analyse, est la base de celui qui s’engage en politique. Même si mon action se cantonne au niveau local, il n’en demeure pas moins que je suis avec passion l’élection présidentielle. Nous sommes formatés par les sondages et par certains médias politisés ; concernant François Bayrou, j’ai voulu me faire ma propre opinion. C’est pourquoi je me suis rendu à son meeting. Cela ne veut pas dire que je suis partisan ou que je voterai pour lui.

 Capitole : Une nouvelle génération en 2014 ?

 Quid de votre proximité avec l’association Toulouse Avenir dont le président est Jean-Luc Moudenc ?

L’association Toulouse Avenir n’est pas partisane, elle est citoyenne ; et même si le MJT en est indépendant, nous travaillons en collaboration sur des sujets qui préoccupent la jeunesse tels que les transports, le logement, l’emploi, la sécurité, la vie étudiante… Jean-Luc Moudenc incarne les valeurs que je défends. C’est un homme de rassemblement et un bon gestionnaire. Au sein de l’opposition municipale, il a vraiment une action constructive et il travaille beaucoup. Ce n’est pas parce qu’il n’est plus le Maire qu’il ne se soucie pas de l’avenir de Toulouse. Au contraire, il va régulièrement à la rencontre des Toulousains dans les différents quartiers, il organise des débats, il a créé des commissions de réflexion… C’est un vrai Toulousain, il aime sa ville et ses concitoyens, il ne les a pas abandonnés, contrairement à d’autres qui réapparaissent…

Vous-même, avez-vous des intentions aux prochaines municipales ?

Nous souhaitons contribuer à la reconquête du Capitole ; ce n’est pas une intention ou ambition personnelle mais collective, celle de tous les amis du MJT. Jean-Luc Moudenc accorde beaucoup d’importance à la jeunesse et je suis certain que s’il est tête de liste aux prochaines municipales, il s’entourera aussi d’une nouvelle génération. Aujourd’hui, c’est lui qui nous a confié la réflexion du programme jeunesse de 2014 et c’est tout à son honneur car il est le seul qui proposera un programme pour les jeunes conçu par les jeunes.

Propos recueillis par Claire Manaud



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