Et s’il y avait un renouveau citoyen aux départementales ?

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M.Bompard secrétaire départemental du Parti de Gauche

Initiative. Militants du Parti de gauche, Verts et Communistes ont lancé un projet commun en vue des prochaines départementales, afin d’initier un mouvement citoyen…

 

Le 10 décembre dernier un appel est lancé ‘‘pour une majorité citoyenne en Haute-Garonne’’. L’idée part du constat que « notre pays traverse une crise démocratique aiguë», explique Manuel Bompard, secrétaire départemental du Parti de gauche, « on ne peut pas faire comme si on n’entendait rien ».  Redonner la parole à la population pour qu’elle participe à l’élaboration d’un projet et aux choix des candidats est l’objectif premier de cet appel, déjà signé par près de 220 personnes. Une première rencontre s’est tenue jeudi dernier « pour organiser des groupes de travail, qui vont se pencher sur le programme et la démarche que nous allons suivre ». Samedi, une réunion citoyenne a validé à Colomiers le tandem Patrick Jimena (EELV) / Elsa Galataud (PC). D’autres assemblées de ce type vont se tenir dès janvier, par canton pour débattre des idées.

« Le but est d’avoir des candidats sur un maximum de cantons » 

Pour autant, il n’y a pas d’alliances proprement dites entre les partis. L’appel a été rédigé par des militants et les signataires sont pour majorité des  personnes non encartées, issues du milieu associatif et syndical notamment.  « Il est temps d’en finir avec les accords politiciens sans contenu qui se font loin des citoyennes et des citoyens de notre pays », défend le Parti de gauche 31 dans un communiqué suite à la première réunion. Que vont penser les appareils des futurs candidats désignés par ces assemblées ? « Nous enclenchons un processus, mais nous ne savons jusqu’où nous pourrons aller, le but est d’avoir des candidats sur un maximum de cantons », répond Manuel Bompard, conscient de la difficulté. Les départementales ne sont « qu’une première occasion d’initier cette démarche novatrice, on ne va pas s’arrêter là », précise-t-il. Un mouvement similaire commence à voir le jour de manière embryonnaire dans le Jura et dans l’Aude, « mais c’est pour l’instant à Toulouse qu’elle avance le plus, peut-être parce que nous avons un président du Conseil général élu depuis presque 30 ans… » Quoiqu’il en soit, l’idée fait son chemin.

 

 

 



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