Emilion Esnault: « Nous avons le devoir moral de partir unis »

Il est l’un des bras droit de Jean-Luc Moudenc, responsable de la communication de l’association de l’ancien maire « Toulouse Avenir », et se prépare à l’entrée dans la campagne municipale. Profitant de la sortie d’un livre de son mentor, mais aussi d’un dépliant bilan des années Cohen, Emilion Esnault attaque frontalement la majorité du Capitole, et met en garde Christine de Veyrac et René Bouscatel, coupables à ses yeux de maintenir des divisions stériles qui mettent en danger la conquête envisagée en 2014. Un espoir de la politique toulousaine qui ne mâche pas ses mots.

Comment se porte « Toulouse Avenir » ?

L’association se porte très bien. Je dirai même qu’elle ne s’est jamais aussi bien portée. En 2008, nous étions un petit groupe pour initier le mouvement, et pas à pas, petit à petit, nous avons su structurer et densifier l’association. Aujourd’hui nous avons 6 responsables de secteur, 52 référents de quartier, près de 3000 soutiens et 15 commissions thématiques. D’autre part, nous avons organisé des événements qui ont été de gros succès tels un dîner-débat avec Alain Juppé, et nous venons de mettre dans toutes les boîtes aux lettres toulousaines un 16 pages bilan du mandat Cohen.

Sentez-vous une émulation, à l’approche de la campagne municipale, en termes d’adhésions ? 

La venue d’Alain Juppé et la sortie de notre 16 pages, nous ont notamment permis de multiplier les contacts. De nombreux Toulousains se rapprochent de nous, nous parlent de leur vécu et nous favorisons le dialogue… Notre nombre d’adhésions est en constante progression.

La majorité de Pierre Cohen a qualifié votre 16 pages de « caricatural » et d’« outrancier », votre réaction ?

Je lui dis qu’il n’y a pas de caricature. J’ai en effet lu une réaction de Romain Cujives (délégué à la vie étudiante, ndlr) sur la question de la sécurité, qui disait, « c’est moi ou la droite et Jean-Luc Moudenc font l’amalgame entre jeunesse et délinquance ? » … Je lui réponds qu’il faut qu’il relise son document de campagne de 2008, dans lequel cette majorité promettait des rues sûres aux Toulousains mais aussi que notre ville « permettra à la jeunesse de profiter de la vie et lui apprendra le respect de l’autre … » Nous ne sommes donc pas outranciers, mais simplement factuels. Nous comparons les promesses de Pierre Cohen en 2008, avec les réalisations de son mandat. La différence est sans doute tellement éloquente entre les promesses mirobolantes et la réalité, que cela peut paraître dur. Mais c’est pourtant bien la vérité.

Jean-Luc Moudenc vient de publier un livre (« Toulouse, 12 défis pour notre ville métropole » édit.Privat). Quel est l’objectif visé avec cette sortie ?

Jean-Luc Moudenc a toujours beaucoup écrit. Depuis 2008, il a animé un blog dans lequel il a posté pas moins de 1000 articles. Ce livre est donc une continuité dans son action d’opposant… En travaillant quasi quotidiennement avec lui, j’ai pu constater que cet homme a su tirer les leçons du passé. Il a mûri, évolué et a beaucoup réfléchi sur les enjeux pour sa ville. Il a aujourd’hui une vraie réflexion sur l’identité toulousaine, et avant l’entrée en campagne, il était important pour lui de la faire partager au plus grand nombre. Il a voulu se livrer.

« La question du leadership a été tranchée »

Doit-il être le leader de l’opposition pour les municipales de 2014 ?

Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les Toulousains qui l’ont exprimé dans le récent sondage Harris Interactive (publié par Objectif News). Il est désigné clairement et objectivement comme le leader de la droite et du centre. Qui depuis cinq ans a écrit un livre de réflexions sur sa ville ? Qui depuis cinq ans a une vraie vision sur la ville ? Qui depuis cinq ans a fait 60 visites de quartiers ? Qui depuis cinq ans a été élu député ? Les questions ne se posent plus. La question du leadership a été tranchée.

Ceci dit ce sondage montre également que l’écart n’a jamais été aussi grand entre la majorité et l’opposition…

Nous sommes à treize mois de l’échéance, et il faut donc regarder cet écart de second tour (57% Cohen-43% Moudenc) avec un certain détachement. Il va se passer beaucoup de choses d’ici là. Nous allons débuter une campagne qui va durer plusieurs mois, et c’est cela qui fera le résultat réel du second tour. D’autant qu’il y aura aussi un impact national. L’écart n’a donc pas de réalité aujourd’hui.

Que dites-vous à Christine de Veyrac, candidate déclarée, et à René Bouscatel, qui y pense ?

Le message est très clair : si notre famille ne part pas unie au premier tour, l’écart montré par le récent sondage pourrait devenir réalité. Si l’opposition continue à être divisée et morcelée, nous ferons fuir les Toulousains. Chacun va devoir donc prendre ses responsabilités face aux enjeux. Nous avons le devoir moral de partir unis.

Propos recueillis par Thomas Simonian



4 COMMENTAIRES SUR Emilion Esnault: « Nous avons le devoir moral de partir unis »

  1. Gold31 dit :

    Tout d’abord je dois admettre que le dépliant des années Cohen concocté par Moudenc et son équipe est une réussite, même si je trouve que la lecture des pourcentages relatifs aux dettes abyssales que nous laisse la municipalité socialiste, n’est pas assez claire.
    Quant-à l’union, qui serait contre, mon cher Emilion?
    Mais je vais répéter ce que je vous disais voici quelques mois déjà : “que proposez-vous à Christine de Veyrac et M. Bouscatel pour réaliser l’union?”.
    Car enfin, l’union ne se fait pas à sens unique.
    Avez-vous fait des propositions aux uns comme aux autres, vous rencontrez-vous? En avez-vous l’intention? Si oui, dites-le, et donnez dans ce cas des preuves de la mauvaise foi de ceux qui ne souhaitent pas l’union.
    Gold31

  2. Gold31 dit :

    Si cela intéresse les lecteurs du journal le Toulousain, je vous invite à lire ma chronique sur : Toulouse infos, à propos des municipales 2014, intitulée :”une voyante m’a dit…”
    (Tout un programme).

  3. fourment dit :

    faire un bilan de 16 pages sur un mec qui n’a rien fait en 5 ans, quelle imagination, bravo!!!

    • Laurent dit :

      Je suis tout a fait d’accord !!!
      Je pense aussi qu’il faudrait faire un reportage sur les élus qui ne siègent pas !
      Le journal toulousain pourrait en faire la liste car c’est une honte !!!

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