[EDITO] Veaux sans doute … Versatiles c’est certain !

Thomas SimonianNous sommes donc ainsi. « Les Français sont des veaux ! », un slogan resté dans l’histoire, signé De Gaulle … Cela nous ressemble assez, non ? L’actualité récente ne fait que confirmer ce sentiment. En effet, et faisant suite aux attentats parisiens, les derniers sondages de popularité concernant la classe politique font froid dans le dos. En effet, du jour au lendemain, François Hollande n’est plus l’homme au scooter … + 21 %, c’est la remontée incroyable mesurée par une étude Ifop/Paris Match/Sud Radio, publiée lundi dernier. Il y a quelques semaines encore, ce même locataire de l’Elysée était au plus bas, dans des profondeurs même jamais atteintes dans la 5ème République. L’opinion française serait donc ainsi … Succombant à l’émotion. Ainsi plus rien ne sera comme avant sur le plan politique, car à la faveur d’événements tragiques, François Hollande a su enfin endosser le costume qu’il n’avait pas su trouver dans son dressing jusqu’à présent. Faut dire que Julie n’habite pas à la maison selon des sources sûres (sic.) Les reproches formulés depuis son intronisation ne seront donc plus. Il est président ! Mais attention la triste réalité va revenir très vite. La courbe du chômage, la réduction des déficits publics, l’inquiétude fiscale, la montée des communautarismes … Rappelons-nous que François Mitterrand en 1991 avec la guerre du Golfe, puis Jacques Chirac en 1998 avec la coupe du monde de foot, avaient eux-aussi connu cette embellie d’un temps. Mais quelques mois après, la chute n’en avait été que plus rude.

 

« La droite locale piaffe d’impatience »

 

Et ici ? Quels seront les effets d’une telle remontée de l’exécutif (Manuel Valls a lui aussi désormais la côte) dans les sondages ? Les socialistes haut-garonnais espèrent véritablement un renversement de tendance à la faveur de la fin du Hollande bashing. Le temps de quelques jours le moral revient … Mais pour combien de temps ? La campagne démarrant, voici un signal qui pourrait mettre un terme à une unité nationale de façade. À l’image de son leader national, Nicolas Sarkozy, la droite locale piaffe d’impatience et ne rêve que d’une chose. Faire tomber cette citadelle, que dis-je ce palais présidentiel !, du boulevard de la Marquette. L’ambition est parfois si forte sur certains cantons qu’on en oublierait presque le danger FN. Cette montée silencieuse et organisée, qui même dans ce département pourrait prendre forme, risque de troubler le jeu dans nombre de cantons. On parle ici de territoires essentiellement ruraux, mais aussi parfois semi-urbains. François Hollande ne s’en doute certainement pas mais sur le terrain les candidats socialistes souhaitent le garder tel quel : sans lunettes mouillées, sans casque de scooter, sans livre posthume d’une ex … Au top des sondages pour parler clair. Le département se joue donc pour partie à l’Elysée.

 

 

 



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