[Edito] Qui s’y attendait ? Ne racontez pas des balivernes !

26-01-2015 Thomas Simonian-5

Il y a les marioles, ceux qui avaient prévu ce dimanche soir haut-garonnais. Ceux qui nous font croire à longueur de posts facebook ou twitter, que tout était prévisible … Les Mme Irma de la science politique. Et puis il y a tous les autres, ceux qui ont été surpris. La réalité c’est que pas grand monde , socialistes y compris, n’avait anticipé une telle résistance de la gauche dans ce département. Car il y a d’abord le contexte national … La défiance envers la politique gouvernementale est réelle dans le pays, et la fronde plus que palpable, surtout à gauche d’ailleurs. La vague bleue se présente donc telle une lame de fond nationale à l’occasion de cette échéance départementale. Et pourtant, ici, en ces terres souvent qualifiées de « rad-soc », les candidats socialistes haut-garonnais ont clairement fait mentir le contexte national. Ils ont autant résisté à l’union « moudencienne » de la droite et du centre, qu’à l’ « Alternative citoyenne » initiée par les écologistes et les amis de Mélenchon. Une résistance qu’aucun observateur n’avait vu venir, du moins pas à ce point-là.

« Le vent qui a finalement soufflé n’a fait aucun dégât »

Un Capitole plutôt discret dimanche soir.  La surprise, voire le désarroi, dominait dans l’entourage du Capitole à l’annonce des résultats de ce premier tour des départementales. Comment interpréter cette déception ? « On ne s’y attendait vraiment pas », nous souffle un collaborateur d’un élu. Il est vrai que depuis plusieurs semaines, l’ « effet Moudenc » semblait même effrayer la gauche toulousaine. Mais le vent qui a finalement soufflé n’a fait aucun dégât … La sociologie de ce département y est sans doute pour quelque chose. Le système socialiste mis en place depuis des décennies a une nouvelle fois fonctionné, c’est sans doute vrai aussi. Mais ces analyses ne doivent pas pour autant absoudre le Capitole de toute autocritique. Le temps de la confession est ainsi venu. La municipalisation de ce scrutin conceptualisée par Jean-Luc Moudenc n’a pas fonctionné … Deux raisons supposées à cela : l’électeur s’est peut-être concentré sur le seul enjeu départemental, ou a souhaité profiter de l’occasion pour demander de l’action dans la politique municipale. Dans les deux cas, l’avertissement est là pour la droite locale. L’opposition est toujours présente. Elle manque aujourd’hui d’incarnation … Mais ses bases sont solides.

FN, cap régionales. L’autre enseignement de ces élections départementales, c’est le score du parti de Marine. Le Front est en progression constante sur nos terres, en campagne comme en ville. L’objectif de ce parti est désormais clair : préparer le terrain pour provoquer une grosse surprise aux Régionales de décembre prochain. Louis Aliot savoure donc tout autant les résultats départementaux du FN sur Languedoc-Roussilon que sur Midi-Pyrénées. Le diable est dans la boîte. Le match s’annonce déjà serré pour cette grande région. Un match qui se jouera à trois. Avec ou sans prolongations ? Aux tirs au but ? Attention, certaines indiscrétions désignent Monsieur Marine Le Pen comme un excellent tireur de penalties

 



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