[Edito] Quelle mouche pique nos politiques ?

©Franck Alix/JT
©Franck Alix/JT

L’année politique commence bien au niveau local ! Entre l’installation du nouveau conseil régional, la campagne interne chez Les Républicains, le début des primaires à droite… Les coups bas des uns et des autres rythment l’actualité de ce début d’année. Comme on s’y attendait, le maire de Lavaur, Bernard Carayon, lâche Dominique Reynié au groupe d’opposition de la Région. Il n’avait pas mâché ses mots suite à la défaite de la droite aux régionales, en estimant Dominique Reynié responsable de cette débâcle. Une manière de se distinguer pour la forte tête du Tarn (qui a été suivi par son camarade UDI Joseph Francis), mais en tant que ‘‘Non inscrit’’, il se retrouve également isolé et risque de ne pas peser beaucoup au sein de l’assemblée… Dans un autre genre, le maire Modem de Castanet-Tolosan, Arnaud Lafon, quitte son parti pour rejoindre Les Républicains, et a déjà choisi son camp pour les primaires ! Voilà ce qu’on appelle une intégration rapide. Mais il a choisi un drôle de moment pour rejoindre Les Républicains. À la fédération de Haute-Garonne, les élections internes crispent l’ambiance. Seule Laurence Arribagé est candidate à sa succession pour la tête de la fédé… Les agacements se font sentir et une lettre anonyme virulente à l’encontre de la présidente sortante a été envoyée à la presse. La démocratie interne, c’est beau à voir. Pour la première fois, les militants sont appelés à voter directement leur président(e), mais tout est fait pour qu’il n’y ait qu’un seul candidat. Comme s’il ne pouvait y avoir plusieurs prétendants au trône sans causer des déchirements. On mettra ça sur le compte de l’inexpérience de l’exercice démocratique. L’échéance des primaires sera le prochain challenge pour Les Républicains, tant au niveau local que national. Le côté positif des choses est qu’ils ne pourront pas faire pire qu’en 2012.

Exemplarité à double tranchant

À gauche, le renouvellement des pratiques politiques tant prôné n’est pas aussi simple. La présidente de Région Carole Delga qui souhaite lutter contre l’absentéisme des élus s’attire le mécontentement de ses « amis » radicaux de gauche. Logique, lorsque l’on sait que Sylvia Pinel a été une championne régionale de l’absentéisme lors de son dernier mandat. Elle a également brillé de son absence lors de la campagne… Ce qui ne l’a pas empêché de négocier sans vergogne son poste de première vice-présidente, avant de retourner à ses occupations parisiennes. Elle est d’ailleurs toujours secrétaire d’État, poste qu’elle devrait prochainement quitter pour redevenir députée. Sur ce point, Carole Delga ne fait pas figure d’exemple. Étant toujours députée, elle peut se réjouir que la rigueur qu’elle souhaite mettre en place au niveau régional contre l’absentéisme n’existe pas à l’Assemblée nationale.



UN COMMENTAIRE SUR [Edito] Quelle mouche pique nos politiques ?

  1. Aubin dit :

    Français dormez bien, tout baigne !

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