[Edito] Le remaniement de la dernière chance

©Franck Alix/JT
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François Hollande s’apprête à remanier son gouvernement dans les prochaines semaines. Surement le dernier remaniement d’ici la fin de son quinquennat. Et de ce fait, la dernière occasion pour le patron des radicaux, Jean-Michel Baylet, d’atteindre son objectif : se voir nommer à un ministère régalien.  C’est pas faute d’avoir essayé. Depuis le début du mandat, il souffle le chaud et le froid sur ses amis socialistes pour ‘‘faire pression’’. Le dernier allié fidèle du gouvernement (qui a perdu le soutien des Verts et du Front de gauche) menace de rupture à chaque fois qu’il souhaite obtenir quelque chose : le maintien des départements, des places éligibles sur les listes régionales, des postes au gouvernement… Pour sa part, il a raté plusieurs occasions : en septembre dernier, il a tenté de négocier la Défense, comptant sur le départ de Jean-Yves le Drian pour la campagne des régionales en Bretagne. Manque de chance, celui-ci est resté en poste suite aux attentats de novembre dernier et à la mise en place de l’État d’urgence. Il aurait pu également être choisi en lors du remaniement d’avril 2014, mais une mise en examen pour des frais de bouche au Conseil départemental du Tarn-et-Garonne l’écarte. Il ne peut pas manquer le coche du prochain et dernier remaniement, d’autant que Sylvia Pinel (ministre PRG du Logement) doit quitter le gouvernement à la fin du mois pour se consacrer à son mandat de première vice-présidente de LRMP. Une place se libère pour les radicaux.

Une équipe qui gagne ?

Un an avant les présidentielles, François Hollande va devoir la jouer fine pour assurer un regroupement de la gauche le plus large possible derrière lui. Peut-être allons-nous voir les Verts revenir sur la pointe des pieds ? Les écologistes qui ont quitté EELV pour son positionnement trop ‘‘gauchiste’’ pourraient avoir leur place. Ce remaniement est une dernière chance pour beaucoup de monde, mais surtout pour le président de la République qui doit assurer sa réélection. La ligne politique, elle, ne devrait pas trop changer. Le duel Valls / Macron va continuer à mener une politique libérale assumée. Au grand dam de certains. Pourtant, ce sont des personnalités appréciées de l’opinion comme le montrent plusieurs sondages. So what ?



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