[Edito] Le nom de la discorde

©Franck Alix/JT
©Franck Alix/JT

Vivement qu’on en finisse ! Le nom de la nouvelle région, temporairement baptisée LRMP, soulève toutes les passions. Le processus engagé par Carole Delga pour le choisir est la proie de tous les lobbies et querelles politiciennes. Le comité présidé par Martin Malvy a retenu 5 propositions (Languedoc, Languedoc-Pyrénées, Occitanie, Occitanie-Pays Catalan, Pyrénées-Méditerranée), qui sont aujourd’hui soumises à une consultation populaire. Sachant que le dernier mot reviendra aux élus régionaux en juin. L’occasion était trop belle pour les élus FN du Conseil régional, qui demandent un référendum sur le sujet, de crier au scandale. Cette fois-ci, ils ne sont pas simplement contentés d’un communiqué de presse, mais se sont offerts le luxe de prendre en otage la dernière session plénière de la région à Montpellier. En brandissant des pancartes « Pas de référendum au Delgastan », les conseillers régionaux se sont transformés en manifestants, comme on peut en voir sur les frontons des diverses institutions…

Mais aujourd’hui le FN n’est plus devant le Conseil régional, mais dedans. Peut-être n’ont-ils pas encore compris qu’ils étaient des élus ? Ils disposent d’autres moyens que le buzz de faire entendre leur voix, même si le groupe n’est pas majoritaire. Pourtant, on est obligé de constater que la manœuvre est efficace. Les comptes-rendus de cette assemblée plénière se sont majoritairement concentrés sur cet ‘‘incident’’. Ce qui laisse à penser d’une part, que le FN a pris pour prétexte la question du nom de la région pour tirer la couverture médiatique à lui. D’autre part, que ce genre d’évènement va se reproduire…

« Languedoc, ou Languedoc-Pyrénées semblent se dégager »

À côté de cette instrumentalisation politicienne, le nom de notre région doit répondre à plusieurs impératifs. Représenter une identité commune et être ‘‘exportable’’ pour nos entreprises, sans tomber dans le piège marketing. On ne choisit pas le nom d’un territoire comme le nom d’une marque de voiture. Languedoc, ou Languedoc-Pyrénées semblent se dégager des propositions. Ne pas intégrer ni l’Occitanie ni la Catalogne pourrait être au final une bonne chose. Ces cultures font bien sûr partie intégrante de l’identité de notre territoire, mais peuvent paraître excluantes pour tous ceux qui ne s’en revendiquent pas. D’ailleurs, les deux anciens noms n’y faisaient pas référence. Languedoc-Pyrénées pourraient être la synthèse équitable et neutre des deux entités. Verdict le 24 juin.

 

 

 



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