[Edito] La ville rose se crispe

Thomas Simonian EditoNos amis les zadistes ont encore frappé. Ils ont sans doute cru que la philosophie nougarienne était à prendre au premier degré : « Ici, même les mémés aiment la castagne. » Mais non, la réalité est que nous n’aimons pas toujours la castagne… Nous aimons celle qui est synonyme de troisième mi-temps… Mais pas celle qui s’amuse cyniquement à détruire les vitrines de notre centre-ville.

Comment en est-on arrivé là ? Depuis le début de cette affaire du barrage de Sivens, nous avons collectionné les samedis avec des manifestations non autorisées qui finissaient toutes par dégénérer. Les commerçants du centre-ville étaient même usés par cette situation. Et pourtant, comme le signe d’une période troublée, ne voilà-t-il pas que la préfecture a décidé d’autoriser la manifestation de samedi dernier. Pour quelles raisons ? On cherche encore sans doute la bonne réponse à nous donner du côté du préfet. L’incompréhension est de mise, et la mairie semble en colère.

Ils se trompent. Oui ils se trompent ces militants qui prônent un monde soi-disant meilleur. Car si sur le fond certains arguments anti-Sivens restent crédibles, la forme est simplement catastrophique. Leurs manifestations restent l’exécutoire d’un petit groupe qui n’a de cesse de casser des vitrines qui n’ont aucun rapport avec le barrage  tarnais… Le résultat est cinglant : Le discours écologiste n’est plus entendu. Pire, il ne sera plus entendu du tout avec de tels agissements. Ces méthodes quasi révolutionnaires ont fait leur temps… Elles n’ont plus lieu d’être. Il y a bien d’autres moyens de faire passer certains messages à l’heure où les réseaux sociaux sont rois.

« Gaillac et Albi s’ennuient sans doute un peu » (rires)

Quel rapport avec Toulouse ? Alors certes la manifestation est un droit, d’autant plus que celle de samedi dernier était autorisée… Mais bon, Sivens n’est tout de même pas dans notre département. Pourquoi donc s’obstiner à venir manifester dans notre centre-ville toulousain ? Nous pouvons comprendre l’utilité de la vitrine rose pour une manifestation ponctuelle afin de réveiller les antennes de reine BFM… Mais répéter le mauvais feuilleton tous les samedis est incompréhensible. Les voisines Gaillac et Albi s’ennuient sans doute un peu amis zadistes… Pensez à elles ! (rires) Et oubliez-nous un peu…

Mauvais signal avant les départementales. Une chose est certaine, cette drôle d’ambiance ne fait que conforter le discours sécuritaire du FN. Une fois de plus. Le préfet s’est-il mué en attaché de presse de la cause Bleu Marine ? Cela y ressemble. A un mois des départementales, mauvais coup pour le camp républicain local. Certaines vitrines toulousaines ne seront pas le reflet d’un vote paisible. Ou comment encore gagner des abstentionnistes, voire des contestataires dans l’isoloir. Bon cette fois, jurons que c’était le clap de fin… Que les zadistes seront priés de revoir leur copie. Trop c’est trop les amis. Et pourtant on vous l’assure on aime toujours autant « les mémés qui aiment la castagne. » Les mémés on vous dit.



UN COMMENTAIRE SUR [Edito] La ville rose se crispe

  1. Patrick AUBIN dit :

    Les difficultés de la société ne se régleront pas dans la violence. Ceux qui sont violents par idéologie trouveront toujours plus violent qu’eux.

    Le respect des uns et des autres commence par respecter les droits naturels et imprescriptibles des uns et des autres. Cela commence par la non-agression, le respect de la propriété et la liberté de chacun d’utiliser les fruits de son travail comme bon lui-semble. qui n’est pas d’accord peut l’exprimer dans la non-violence.

    Alors oui, les politiques sont les premiers à bafouer ces principes, parce que les politiques bafouent la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ce sont des hommes et ils sont faillibles. Et ce type de problèmes ne pourra disparaître que si les hommes politiques remettent en cause le fonctionnement politique qui les nourrit grassement !

    C’est pas gagné ! Demander aux zadistes de revoir leur copie, non plus !

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