[Edito] Capitole : Y a-t-il quelqu’un au bout du fil ?

Thomas Simonian EditoLa semaine dernière votre hebdo remettait les prix des Toulousains de l’année. Une soirée bon enfant qui était surtout pour nous l’occasion de porter nos valeurs au plus grand nombre … En effet, depuis le 4 septembre, date qui a marqué l’arrivée du Nouveau Journal Toulousain dans les kiosques, une rédaction œuvre à sa manière à la liberté de la presse dans cette ville. Chaque jeudi, ce JT flambant neuf distille donc ce ton espiègle qui est devenu rapidement sa marque de fabrique. Alors certes … nous n’entrons pas dans les clous habituels. Mais nous l’assumons ! Notre équipe a d’ailleurs fait le choix d’une indépendance totale en relançant ce titre sous forme coopérative. Une garantie pour une rédaction qui ne se laisse donc pas guider par la pression d’un magnat aux ambitions parfois tendancieuses, d’un grand groupe de presse souhaitant se développer ou d’une entité industrielle prompte à faire du lobbying. Le JT est donc bien loin de toutes ces considérations, et dans ces colonnes nous sommes susceptibles d’attaquer tout le monde … et de dire du bien de tout le monde. En conférence de rédaction, nous ne nous interdisons rien !

Ce nouveau ton a pourtant bien du mal à se faire accepter par la classe politique locale. Il y a d’abord le PS qui a eu du mal à digérer que nous posions la question suivante : « Comment va-t-il rebondir ? » La pilule semble désormais avalée. Mais est-elle pour autant digérée ? Pas si sûr. Notre volonté de comprendre les ressorts de l’affaire AWF n’a pas été forcément bien comprise par tout le monde … Suivez notre regard. Quant au Capitole, il semble être pris d’amnésie. Jean-Luc Moudenc déclarait ainsi, suite aux attentats du mois dernier : « Toulouse, c’est l’affaire Calas, c’est-à-dire une atteinte à la Liberté, la Liberté de penser, la Liberté d’émettre une opinion différente (…) »Laurence Arribagé avait ajouté  : « Je veux dire toute ma solidarité (…) à l’ensemble des journalistes de notre pays dont la liberté d’informer et le courage de déplaire ne sauraient être remis en question. » Suite à ces propos nous ne pouvions donc qu’être confiants du regard porté par nos élus sur notre aventure. Sauf que … la liberté de la presse c’est aussi ce vieil adage mesdames et messieurs les élus : « « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.» Respecter cette liberté-là c’est donc savoir accepter la critique, y compris à votre encontre. Et nous soutenir.

Petit retour en arrière. Le 4 septembre 2013, notre confrère Pascal Pallas (« La Voix du Midi ») titrait ainsi à juste raison : « Izard punit La Voix du Midi d’être libre. » Toute la classe politique aujourd’hui au Capitole soutenait alors ces propos justes. Il était d’ailleurs inadmissible que le Conseil général mette de côté un titre de presse. Pourtant jeudi dernier, ni Jean-Luc Moudenc, ni Laurence Arribagé ne sont venus à notre soirée … Quelle conclusion en tirer ? Nous vous laissons juges.

Une chose est certaine : nous n’avons pas repris le JT pour nous coucher six mois après !

 

Découvrez l’article de Coralie Bombail et Philippe Motta sur les dessous de cette soirée des “Trophées des Personnalités” : “Grands sourires et coups fourrés”

http://www.lejournaltoulousain.fr/politique/coulisses-grands-sourires-et-coups-fourres-38342

 

 



3 COMMENTAIRES SUR [Edito] Capitole : Y a-t-il quelqu’un au bout du fil ?

  1. uri dit :

    JLM une fois élu montre son vrai visage… Hautain et prétentieux

  2. Jacques dit :

    A l’origine, les hommes (et les femmes) politiques mettaient un point d’honneur à servir leur pays.
    Aujourd’hui, ils (elles) ne servent qu’eux…
    Dernier exemple avec la loi Macron: la loi, non! Mais oui au 49/3… Des fois que la motion de censure soit adoptée, cela pourrait me couter mon poste…
    Ahhhh, le courage politique des élus de la Nation!!! Il est inversement proportionnel à la hauteur de l’enveloppe financière qu’ils (elles) perçoivent.
    Et comme le disait Clemenceau: “Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire; et quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire”. Mais ça, c’était avant…

  3. Pronzato dit :

    “dans ces colonnes nous sommes susceptibles d’attaquer tout le monde … et de dire du bien de tout le monde”
    Continuez comme cela, nous vous suivrons, mais soyez vrai.

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