[DOSSIER] Après les municipales, le déluge ?

 

SYL dossier

Wanted. Les dernières élections municipales ont été fatales pour certaines personnalités politiques. Sur les dix candidats, seulement deux siègent aujourd’hui dans l’opposition. Que sont devenus les autres prétendants à la mairie de Toulouse ? Entre ceux qui se terrent et ceux qui tentent de rebondir… Panorama.

Par Coralie Bombail et Myriam Balavoine

 

Jean-Pierre Plancade (candidat SE, membre du PRG)

Elu au Conseiller général jusqu’en mars, « j’arrêterai la politique après, c’est une certitude absolue », affirme-t-il. Aujourd’hui, il occupe son temps à entretenir sa propriété gersoise « en gentleman farmer heureux ! » Mais il garde un pied dans la vie publique, notamment en suivant le dossier du Skytran (tramway aérien développé en Israël), une proposition de sa campagne. « Il voudrait être le VRP du Skytran à Toulouse », nous indique une connaissance de l’élu. « Je me suis rendu à Tel Aviv il y a trois semaines, en partie pour voir l’avancement des choses», confirme l’intéressé, qui soutient que « Jean-Luc Moudenc n’a pas dit non au Skytran, mais il est contraint par le contexte budgétaire, nous devrons lui proposer un ‘‘package complet’’ qui prenne en compte l’aspect financier, pour que ce soit réalisable ». L’ex candidat, qui était président du groupe d’amitié France-Israël au Sénat, maintient « des relations étroites » avec ce pays. Selon un proche de l’élu, il souhaiterait même devenir le consul (honoraire) d’Israël à Toulouse… Mais pour l’heure, Jean-Pierre Plancade tait ses projets futurs : « Je reprendrai une activité en 2015, mais je ne peux encore rien dire. »

 

Jean-Christophe Sellin (candidat Parti de Gauche)

Jean-Christophe Sellin poursuit ses activités en tant que président de l’association Classisco, qui promeut la musique classique auprès des écoles toulousaines. « Je n’ai jamais arrêté de travailler, même pendant la campagne », signale-t-il. En pleine saison 2014-2015 « Du ballet », il garde un œil sur les affaires de la ville et ne loupe pas un conseil municipal : « On ne peut pas mener une campagne de terrain comme je l’ai fait et ne pas s’intéresser au fait que Jean-Luc Moudenc supprime 15 millions d’euros à Tisséo ! Les jalons de la privatisation du métro sont posés… », lance Jean-Christophe Sellin qui n’a rien perdu de son éloquence. Au niveau politique, s’il a cédé sa place à Manuel Bompard au poste du secrétariat fédéral, il reste membre du bureau national du Parti de Gauche en charge des élections. Une position stratégique qui lui permet d’être au premier plan des négociations avec les autres partis en vue des départementales.

 

Chrisitine de Veyrac (candidate SE, membre de l’UDI)

Les élections municipales ont été « un coup dur » pour Christine de Veyrac. Aujourd’hui, « elle profite de sa retraite parlementaire », selon un de ses anciens conseillers, et ne s’exprime plus dans les médias. Sauf… sur Sud Radio où elle intervient comme chroniqueuse depuis août dernier. Elle participe à l’émission « Le duel des éditorialistes » où elle est amenée à débattre de l’actualité nationale. Sur le plan local, l’ancienne députée européenne se réserve de tout commentaire … Pas même un mot sur les réseaux sociaux. Sur Linkedin, elle affiche depuis juin dernier (fin de son mandat au parlement européen, ndlr) sur son profil « Savoure sa liberté », au sein de l’entreprise « Ici et ailleurs ». On sait au moins qu’elle a gardé son sens de l’humour !

 

Elisabeth Belaubre (candidate Rassemblement citoyen)

Présidente du Rassemblement citoyen Toulouse Midi-Pyrénées, Elisabeth Belaubre poursuit son engagement en politique. Elle était présente samedi au congrès parisien qui a acté l’union entre son parti et celui de Corinne Le Page, Cap 21. « On s’inscrit dans la lignée des mouvements politiques d’aujourd’hui, qui favorisent l’action au dogmatisme. Pour moi, nous avons vocation à nous allier avec Nouvelle Donne, Nous citoyens, Bleu Blanc Zèbre. » Au niveau local, elle a rencontré Jean-Luc Moudenc après son élection afin de défendre les dossiers qu’elle a portés en tant qu’adjointe au maire en charge des cantines scolaires. « J’ai tout transmis à l’élue qui me remplace à ces fonctions, j’espère une continuité ». Elle assure que le maire de la ville « a pris des engagement », et veillera à ce qu’il les respecte : « Je ne vais pas attendre passivement mais essayer d’aiguiller aimablement ». En attendant des résultats « concrets », elle prépare les prochaines élections départementales « car c’est la vocation de tout parti de présenter des candidats ». En dehors de la politique, Elisabeth Belaubre est en train de créer son entreprise pour ouvrir « une galerie d’art café culturel » à Toulouse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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