Départementales : Une gauche surprise et un FN qui s’implante

 

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Depuis quelques jours plusieurs enquêtes nationales avaient révélé que la gauche était en capacité de conserver la Haute-Garonne. Les urnes semblent confirmer la tendance.

Le PS résiste au contexte national

On peut noter que l’union du PS-PRG a résisté dans la plupart des cantons, avec pourtant le handicap d’une division forte sur sa gauche. A ce titre, nous pouvons citer en exemple sur Toulouse intra-muros les bons scores des tandems Fabre-Courade sur Toulouse 2 (33,85%), Gabrieli-Boyer sur Toulouse 3 (33,38%), Pignard-Salles sur Toulouse 5 (34,50%) ou Mirassou-Vézian sur Toulouse 6 (35,55%). Dans le péri-urbain certains binômes sont également sur des scores très élevés tels Fouchier-Rolland (34,49%) à Tournefeuille ou Julian-Volto (35,48%) à Léguevin. On peut également penser que les écarts sont suffisamment importants pour le PS sur les cantons de Toulouse 7 (Colomiers) et de Portet-sur-Garonne. Ces résultats sont d’autant plus positifs que les scores des listes de la gauche dite alternative (type « Alternative citoyenne » à Toulouse) sont également de bonne facture (entre 10 et 23% selon les cantons.)

La municipalisation du scrutin n’a pas fonctionné

La stratégie était claire du côté du Capitole en affichant des candidats qui étaient pour la plupart sur Toulouse, des maires de quartiers ou des adjoints. Or, le bilan de ce premier tour est qu’il n’y aura pas eu d’”effet Moudenc”. La municipalisation du débat n’a pas fonctionné … C’est aussi un avertissement pour cette majorité municipale. Dans un contexte national pourtant favorable, elle n’a pas enthousiasmé, et ce moins d’un an après son arrivée au Capitole. Sur la quasi-totalité des cantons de la ville (sauf Toulouse 4 et Toulouse 10) l’union de la droite et du centre arrive en seconde position.

Le FN réussit son ancrage

Le FN new-look est en pleine progression en Haute-Garonne. Dans le rural comme dans l’urbain, le parti frontiste progresse. Il sera au deuxième tour sur la quasi-totalité des cantons ruraux, provoque des triangulaires (Villemur, Castelginest, Cazères), est en tête sur un canton péri-urbain (Muret) … On note également une montée claire sur Toulouse intra-muros (20,46% sur Toulouse 6, 22,31% sur Toulouse 8 ou 20,47 sur Toulouse 9). Du jamais vu sur nos terres. Contrairement à l’analyse nationale, il semblerait que le FN ait « siphonné » davantage l’UMP que le PS en Haute-Garonne.

Un président de gauche en prévision

Georges Méric (en pole position sur le canton d’Escalquens) et Jean-Michel Fabre (idem sur Toulouse 2) peuvent déjà se préparer à batailler pour le perchoir de Pierre Izard. Contre toute-attente la gauche haut-garonnaise a bien résisté, et les chiffres du chômage qui seront annoncés cette semaine, qui devraient être plutôt bons, devraient confirmer la tendance.



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