Départementales : L’analyse “municipale” de Stéphane Baumont

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Comme à son habitude le politologue du JT prend du recul. Et pour lui ces résultats donnent aussi une autre lecture de la dernière élection municipale.

 

Le FN s’enracine

La première constatation de notre politologue Stéphane Baumont est « le fort enracinement du FN » sur des terres « peu connues pour un vote extrême. » « L’explosion du vote frontiste est impressionnante dans le rural, mais touche désormais le péri-urbain. Dans la proche banlieue toulousaine les gens se sentent également isolés avec de véritables problématiques en matière de transports et de sécurité. Plus étonnant encore les résultats sur Toulouse intra-muros… Dans notre ville, qui a eu Jean Jaurès comme élu, l’héritage politique compte beaucoup moins qu’avant », complète-t-il.

Nouvelle analyse sur les municipales

Pour Stéphane Baumont « la gauche toulousaine fait mieux que résister, elle tire profit de l’héritage Izard. Les réseaux sont là et fonctionnent encore, notamment dans le tissu associatif. » Ces résultats du premier tour sonnent comme un avertissement pour le Capitole, et donnent pour le politologue une autre lecture des dernières élections municipales : « Cette élection montre donc que des années d’implantation ne sont pas effaçables par un effet Moudenc qui a du mal à apparaître. La marque Moudenc n’imprime pas autant que nous aurions pu l’imaginer. Son opposition municipale est donc bien là ! On peut donc penser que la gauche a peut-être perdu le Capitole parce qu’elle n’avait pas le bon candidat. En clair, ce scrutin départemental ne donne raison ni à Moudenc, ni à Cohen. »

Capitole et département, match nul à venir

« Ce premier tour montre aussi que les haut-garonnais sont sensibles à l’équilibre territorial », termine Stéphane Baumont.

 



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