[Départementales] Débat : Jennifer Courtois vs Isabelle Hardy

IMG_2716Mercredi dernier, la jeune chambre économique de Toulouse a pris l’initiative d’organiser un débat en vue des prochaines élections départementales. Un face à face entre deux femmes. Une de gauche, une de droite. Une candidate sur un canton rural, l’autre sur un canton urbain. Compte rendu.

 

C’est dans le cadre chaleureux du Clos de François que Jennifer Courtois, maire de Rieumes (divers droite) et conseillère générale sortante d’opposition, et Isabelle Hardy, ex adjointe au maire de Toulouse aujourd’hui conseillère municipale du groupe socialiste, ont débattu. D’emblée, la question de la réforme territoriale s’impose… « On ne connait pas encore les futures compétences du Conseil départemental », reconnait Jennifer Courtois, candidate sur le canton de Cazères « alors les électeurs pourraient se demander pourquoi donner un chèque en blanc aux futurs élus, j’ai envie de leur dire que c’est une question annexe, le vrai enjeu des prochaines départementales est quelle société on veut pour demain ? » Elle souligne l’évolution « depuis une trentaine d’années » qui éloigne la population des décideurs. « Voulons-nous des élus éloignés du terrain ou engagés dans une démarche de proximité », interroge-t-elle.

« Dans un couple, les relations sont souvent compliquées, alors dans un couple politique vous imaginez ? »

Pour Isabelle Hardy, qui se présente sur le canton Toulouse 4, « il est important de défendre l’avenir du département et surtout son rôle en termes de solidarité, c’est la force du Conseil général : assurer l’égalité des territoires entre l’urbain et le rural. » L’ancienne adjointe au maire en profite pour évoquer une évolution positive de la réforme : « la parité qui sera assurée dans chaque binôme de candidats ». « Dans un couple, les relations sont souvent compliquées, alors dans un couple politique vous imaginez ? » réagit Jennifer Courtois, avec une pointe d’humour. Elle alerte sur le risque que cela représente pour les binômes qui se connaissent mal, « il faut être vigilants sur les équipes constituées », estime-t-elle.

« Nous savons que la volonté du gouvernement est de conserver la proximité du département »

Sans aller trop loin dans la polémique, la conseillère générale sortante se contente de dire que « cette réforme est perfectible, surtout en milieu rural » (Son canton est multiplié par cinq et compte 91 communes, ndlr). Isabelle Hardy tente de nuancer le tableau : « Il est vrai que ce n’est pas confortable de partir en campagne alors que les compétences exactes ne sont pas encore définies, mais nous savons que la volonté du gouvernement est de conserver la proximité du département ». Une chose est sûre cependant, c’est que le département conservera la compétence sociale, « ce n’est pas en discussion », affirme la socialiste.

Parmi les grands défis de demain, les deux candidats abordent tour à tour  le vieillissement de la population, la transition énergétique, les transports, le soutien à l’économie sociale et solidaire et même le développement du numérique sur tout le territoire.

Les prochaines élections départementales se tiendront les 22 et 29 mars. Le premier enjeu sera la participation…



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