Cujives et De Veyrac ambitieux pour Toulouse ?

Chaque mois votre hebdo met face à face deux politiques locaux. Christine de Veyrac, députée européenne UDI, et Romain Cujives, l’adjoint à la vie universitaire de Pierre Cohen, débattent sur leur ambition pour Toulouse. Morceaux choisis.

Jugez-vous Toulouse comme une ville ambitieuse ?

Romain Cujives : Toulouse est sortie de son sommeil. Vous savez que l’on a longtemps dit que Toulouse était une «belle endormie»… Une ville avec énormément de talents, mais qui avait bien du mal à sortir de sa torpeur. Aujourd’hui nous avons créé la communauté urbaine, avec 37 communes qui travaillent ensemble pour faire rayonner cette agglomération.

Christine de Veyrac : Je trouve au contraire que Toulouse, sur le plan européen, n’existe pas. Nous ne rayonnons pas au-delà de nos frontières, et nous n’avons pas l’impression que nous sommes dans la quatrième ville de France. Il y a vraiment beaucoup de choses à faire afin de redonner de l’ambition à cette ville.

Romain Cujives : «Toulouse est sortie de son sommeil»

Comment abordez-vous le dossier de la LGV (ligne à grande vitesse) ?

RC : Pour nous, il n’y a pas l’ombre d’un doute : il faut la LGV. Et il la faut le plus rapidement possible. C’est un projet attendu par la grande majorité des acteurs toulousains.

CdV : Nous sommes la seule grande ville française à ne pas avoir encore le TGV. Aujourd’hui le nouveau gouvernement remet une nouvelle fois tout à plat, en créant une commission pour de nouvelles études, et avec un projet qui nous amène maintenant à 2022. Ce n’est pas normal !

On entend souvent dire que notre économie dépend trop de l’aéronautique, mais comment donc la diversifier ?

CdV : Philippe Douste-Blazy s’était battu pour que l’on obtienne les fameux pôles de compétitivité avec notamment le Cancéropôle. Et aujourd’hui, après les pôles Aéronautique et Santé, il nous est offert la possibilité d’en installer un troisième avec celui du cinéma et la reconversion de Francazal. Mais sur un sujet comme celui-là, il est tout de même frappant de constater que le porteur du projet (Bruno Granja) n’ait jamais été reçu par le maire de Toulouse…

RC : Je ne connais pas l’agenda du maire, mais le connaissant tout de même assez bien, si un rendez-vous lui a été demandé, je doute fort qu’il n’ait pas été accordé… Je ne suis pas là pour polémiquer, nous l’avons dit et je le redis donc, si nous pouvons accueillir une nouvelle industrie et une nouvelle dynamique à Toulouse, la mairie et la communauté urbaine seront au rendez-vous. Mais le rôle d’un responsable politique sur ce type de dossiers est de travailler de manière sereine et non précipitée. Nous devons avoir une vision prospective, et non au fil de l’eau comme c’était le cas auparavant.

L’IDEX (initiatives d’excellence) est également un projet ambitieux pour la ville. Pourtant nos présidents d’universités n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord. Craignez-vous que ce projet ne soit mené à son terme ?

RC : Les présidents d’universités sont en train d’y travailler, et il y a aujourd’hui quasiment l’unanimité entre eux… Il serait impensable que les universitaires toulousains n’arrivent pas à se mettre d’accord.

CdV : Pendant que l’on tergiverse sur ce dossier à Toulouse, les villes déjà labellisées IDEX avancent… Ici nous sommes encore dans le sur-place.

Christine de Veyrac : «Le but est que l’UDI parte sous ses couleurs !»

Parlons maintenant de vos ambitions personnelles…

RC : Je me cache rarement sur cette question. Aujourd’hui, j’ai un combat à préparer et une volonté : Hisser Toulouse comme métropole européenne. Je serai donc là pour mener la bataille municipale de 2014 autour de Pierre Cohen. Et je le ferai avec un maximum de forces possibles ! Pierre Cohen est le sortant, avec un bilan tout à fait remarquable, et je souhaite qu’il soit notre candidat.

CdV : J’ai simplement une grande ambition pour ma ville. Si l’on souhaite récupérer cette mairie, il faudra jouer groupé et collectif. On ne sortira cette ville de la léthargie dans laquelle elle est, qu’en agglomérant tous les porteurs de projets issus de la société civile. Il faudra comme tête de liste le ou la meilleure pour Toulouse, mais ce qui est sûr, c’est que nous souhaitons que l’UDI (union des démocrates indépendants) soit représentée partout. A aujourd’hui le but est que l’UDI parte sous ses couleurs !

 

Thomas Simonian



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