[Coulisses] Incident de campagne…

A la loupe Pierre Cabaré
Pierre Cabaré – Olga Rougeot

Couac. La campagne des élections départementales est terminée depuis des semaines, mais certaines altercations parviennent encore aux oreilles du JT. L’évènement pourrait paraître anodin mais ce pourrait être l’arbre qui cache la forêt…

Pierre Cabaré et Olga Rougeot, tous deux initialement à l’UDI (aujourd’hui exclus) se sont présentés sur le canton 4 aux élections départementales, bien que leur parti soutienne officiellement la liste d’union UMP/UDI/Modem, représentée par Alain Ducap et Jacqueline Winnepenninckx-Kieser sur leur canton. Pourtant, ce n’est pas avec ce binôme que les deux dissidents ont eu une altercation quelques jours avant le premier tour, mais avec Jean-Baptiste de Scorraille, adjoint au maire de Toulouse, maire de quartier et candidat de l’union de la droite sur le canton 9, limitrophe du leur. Un soir, « alors que nous collions nos affiches en bas de l’avenue Jean-Chaubet (qui est à la frontière entre les deux territoires), un homme proche de Monsieur de Scorraille, son ‘‘gros bras’’, est venu arracher nos affiches et nous proposé un coup de poing à chacun », raconte Pierre Cabaré. Jean-Baptiste de Scorraille arrive rapidement sur les lieux mais le ton ne baisse pas d’un cran. En témoigne l’enregistrement de la conversation envoyé au JT.  On y entend clairement l’élu et son acolyte s’en prendre avec virulence au binôme : « ça va être la guerre, je vais vous faire chier, je vais prendre en photo toutes vos affiches et vous allez voir que votre campagne ne va pas vous coûter 2500€ ! », clame Jean-Baptiste de Scorraille, en référence au prix de leur campagne mentionné sur leurs affiches. « On a cinq équipes, on va s’occuper de vous », lance l’autre homme présent. Début mai, le binôme reçoit une lettre de Toulouse métropole qui leur demande de payer la somme de 1380€ pour ‘‘affichage sauvage sur le domaine public’’, accompagnée de la liste des sites sur lesquels cet affichage a été constaté.

” ça va être la guerre”

« La plupart des adresses mentionnées ne sont même pas sur notre canton, nous n’y avons jamais mis les pieds », se défend Pierre Cabaré, qui dénonce également « une discrimination » à leur encontre. Il faut dire que leur local de campagne « a été passé au carsher par la mairie, les carreaux ont été cassés, la serrure est foutue », raconte-t-il, « on a tout de même le droit de poser des affiches sur notre propre local, dont  je suis propriétaire, de plus est ! » Jean-Baptiste de Scorraille nie tout acharnement : « Ils affichaient sur notre canton et j’ai demandé à ce qu’on applique le règlement, je le fais pour tout affichage sauvage que je constate sur mon quartier… Quant à leur local de campagne, je ne sais même pas où il est, ce n’est pas de mon fait. » Il signale par ailleurs que «tout s’est très bien passé avec les candidats de mon canton, je ne vois pas pourquoi je m’acharnerais sur quelqu’un qui n’est pas même pas mon adversaire », lance l’élu. Il reconnait tout de même avoir été agacé « lorsqu’ils ont affirmé que les élus de la majorité s’étaient augmenté de 50% alors que c’est faux ! » « C’est effectivement ce qui a mis le feu aux poudres », reconnait Pierre Cabaré, qui maintient ses propos : « Cela a été décidé lors d’un tout premier conseil municipal ». Effectivement la délibération numéro 3, du conseil municipal du 11 avril 2014 stipule : « Le Conseil Municipal retient la majoration de 50 % des indemnités du Maire, des Adjoints au Maire et Conseillers Municipaux. »  Une décision passée clairement inaperçue, même dans les rangs de l’opposition… Le JT se met sur le coup.

 

Les échanges de lettre en Toulouse métropole et le binôme Pierre Cabaré – Olga Rougeot

Lettre TM

Lettre de Cabaré à Pagnucco

 

La délibération n°3 du Conseil municipal du 11 avril 2014

Télécharger (PDF, 25KB)

 

 



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