Clash : Pour ou contre le retour du service militaire en France ?

CLASH JT623

POUR : Adeline Guibert

Candidate Debout La France aux élections départementales (canton Pechbonnieu)

 

Les événements tragiques récents et anciens ont montré que nos jeunes s’embarquent dans des luttes contre leur patrie. Il est impératif de créer un sentiment d’appartenance à la communauté nationale et de restaurer une cohésion sociale.

Nous proposons de réinstaurer un service national obligatoire d’une durée de trois à six mois, civique ou militaire, pour les hommes et les femmes.

Le service militaire rapprocherait les enfants de catégories socioprofessionnelles différentes qui aujourd’hui ne se croisent plus: Il faut apprendre à vivre ensemble au sein d’une collectivité. La pédagogie militaire apporterait un cadre structurant, un encadrement et un suivi individuel comme le fait déjà le SMA (Service Militaire Adapté) : être à l’heure, être en tenue, respecter la sécurité, travailler en équipe et respecter son chef.

Outre l’inculcation du sens des valeurs et du bien commun, le service militaire pourrait également permettre de lutter contre l’illettrisme en le détectant, de passer le permis de conduire ou de suivre une formation professionnelle adaptée.

Il s’agit pour tous d’apprendre, de comprendre et de respecter les fondements de notre République, « Liberté, égalité, Fraternité ».

 

CONTRE : François Carbonnel

Secrétaire fédéral PS en charge de la communication

 

Nul besoin de savoir manier une arme pour défendre la République ! Si la suppression du service obligatoire a pu faire légitimement débat à l’époque, elle est devenue une évidence tant les conflits armés auxquels les démocraties sont confrontées aujourd’hui appellent des militaires spécialisés et aguerris. Comme l’affirme le ministre Le Drian « nos opérations nécessitent des compétences qui ne peuvent pas être apprises en six mois ».

Celui où celle qui éprouve la vocation du soldat peut donc s’engager et faire carrière. Je ne suis donc pas favorable au retour de la conscription comme principal moyen de favoriser la citoyenneté ou le patriotisme de la jeunesse. Il y a tant d’autres manières de cultiver le sentiment d’appartenance à la communauté nationale ou de forger la fierté de servir ses semblables : c’est d’ailleurs le sens du nouveau service civique, entre 16 et 25 ans, auquel le gouvernement donne la priorité.

Dans ce débat, la droite qui revendique la conscription aspire principalement à soumettre les jeunes à l’autorité. Pour la gauche, le sentiment national repose d’abord sur la capacité de la République à honorer ses engagements : liberté réelle, égalité concrète, fraternité retrouvée et laïcité partagée.

 

 

 

 



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