Christophe Alvès : « Quid de la responsabilité de l’ancienne majorité ? »

christophe alvès unePugnace. Il se définit lui-même comme un « bébé Moudenc ». À la tête de la politique sociale et associative de la ville, il mord sans complexe l’ancienne majorité de Pierre Cohen, et travaille à remettre du dialogue à tous les étages… Ambitieux, il soutient Sarkozy et s’annonce également prêt pour les futures élections départementales.

 

Vos délégations (Affaires sociales et Vie associative) sont transversales. Avez-vous trouvé une bonne méthode de travail avec vos collègues ?

Le social est presque en relation avec toutes les délégations, mais concerne surtout, et avant tout, les maires de quartiers qui ont tous des centres sociaux et des associations sur leur périmètre. Les élus qui travaillent dans ce que l’on appelle « la politique des solidarités » forment une équipe très soudée qui va dans le même sens. On se consulte en permanence. Notre méthode de travail tient déjà la route.

On a beaucoup dit que le secteur associatif a joué un grand rôle durant la dernière campagne municipale, qu’il aurait vu d’un bon œil la chute de l’équipe Cohen…

En tout état de cause, quand nous sommes arrivés aux affaires, j’ai découvert un monde associatif toulousain en grande souffrance. Il a fait l’objet d’un certain nombre de promesses qui n’ont jamais été tenues. Aujourd’hui, on travaille à recréer du lien avec la mairie, et c’est d’ailleurs pour cette raison que Jean-Luc Moudenc a fait le choix de nommer un adjoint à la vie associative. C’est une nouveauté dans notre ville ! Le but est de mettre en place une véritable politique associative à Toulouse.

Les syndicats sont très actifs au sein du CCAS (centre communal d’action sociale) avec un certain nombre de revendications. Qu’allez-vous engager ?

Il est vrai qu’à peine nommé, je me suis retrouvé avec un mouvement de grève… Il faut dire qu’il y avait un certain nombre d’alertes qui avaient été formulées à Pierre Cohen depuis au moins trois ans. À aucun moment les syndicats et le personnel n’ont eu le moindre retour. À aucun moment on a pris en considération les attentes et les alertes. Quid donc de la responsabilité de l’ancienne majorité ? Au CCAS, depuis Françoise de Veyrinas, on ne voyait plus d’élus. On préférait se faire livrer les parapheurs au Capitole ! De mon côté, je prône la proximité avec les agents du CCAS, je visite l’ensemble des services, je me rends sur tous les établissements et j’ai entamé un dialogue avec tous les syndicats. Le changement est donc en marche.

Votre parti, l’UMP, est en campagne interne pour désigner son futur président et vous venez de signer une tribune sur le Huffington Post pour soutenir Nicolas Sarkozy. Pourquoi ce choix ?

Je soutiens cette candidature, car il nous faut rapidement avoir une opposition audible, crédible, en ordre de bataille et qui bosse. Le combat est d’abord celui-là, avant d’aborder celui de 2017. Il nous faut donc stopper au plus vite la querelle des chefs, car nous offrons depuis de trop longs mois un spectacle désolant à des électeurs qui attendent autre chose de nous… L’UMP est dans cette situation-là, car elle manque cruellement de leadership. Or, je pense que le seul qui puisse aujourd’hui incarner une opposition qui va au carton, c’est Nicolas Sarkozy.

« Sarkozy : un acharnement judiciaire et médiatique »

Que faut-il changer dans votre parti ?

Beaucoup de choses. Presque tout… y compris notre siège parisien qui est sécurisé comme une banque et aussi froid qu’un hôpital. C’est un symbole. Stop ! Sortons de ces clichés-là. L’UMP doit être citoyenne et ouverte, fondatrice d’une nouvelle manière de faire de la politique.

La succession des affaires ne serait-elle pas un obstacle ?

Honnêtement, que n’a-t-on pas encore trouvé à Nicolas Sarkozy ? Si demain il n’y a plus l’affaire Bygmalion, une autre sortira… C’est un acharnement judiciaire et médiatique. Personnellement, je salue son courage et sa force.

Et vous, quelles sont vos ambitions pour l’avenir ? Serez-vous candidat aux futures élections départementales ?

Je suis à la disposition du maire de Toulouse, et c’est avec lui que toutes les décisions se prendront. Pour le moment, j’ai fait acte de candidature à la candidature en interne à l’UMP.

Votre objectif est-il de faire tomber le Conseil général ? Et avec quel leader ?

Je suis convaincu que nous allons le faire, d’autant plus avec la mise en place des maires de quartiers. Il y a désormais de véritables élus de proximité dans cette ville, et ça va compter en mars prochain. Pour le leader au Conseil général, rien n’est encore déterminé, mais rien ne dit que ce sera forcément un Toulousain…

 

CV EXPRESS

Né le 6 octobre 1977 à Castres (81).

Il a été le collaborateur de Françoise de Veyrinas.

Fonctions : Adjoint au maire en charge des Affaires sociales, du Handicap et de la Vie associative. Maire de quartier (Lardenne, Pradettes, Basso-Cambo). Élu de Toulouse Métropole.

 

 

 

 



UN COMMENTAIRE SUR Christophe Alvès : « Quid de la responsabilité de l’ancienne majorité ? »

  1. boubou dit :

    Que dire de ce monsieur qui consomme un nombre incalculable de secrétaires mais qui n’en a jamais suffisamment, à une période où il faut faire attention aux dépenses, pour “débaucher” des agents de leurs missions premières pour faire du secrétariat d’élus?

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