Christine de Veyrac « Je suis candidate aujourd’hui, je serai candidate demain »

La députée européenne centriste, candidate aux municipales de 2014, a répondu aux questions de Gérald Benarrous, Marc Sztulman (Radio Kol Aviv) et Thomas Simonian (Le Journal Toulousain) pour notre rendez-vous web tv « Le Grand Plateau ». Rencontre avec une Christine de Veyrac détendue et déterminée qui « souhaite que notre ville bouge enfin ! »

L’actualité toulousaine

Vous attaquez souvent Pierre Cohen sur son bilan culturel. La culture toulousaine est-elle en berne ?

La culture doit devenir l’ADN de Toulouse. C’est d’ailleurs un sujet que je développerai tout au long de la campagne municipale… De nombreux événements culturels sont associés à des villes : Le festival de théâtre d’Avignon, le festival du film américain de Deauville etc. J’aimerais avoir ce type de festivals pour Toulouse.

En début d’année, vous avez adressé une lettre à Pierre Cohen concernant l’aménagement du Stadium en vue de l’Euro 2016 de football. Pourquoi une telle initiative ?

Tout simplement parce que nous devons avoir un Stadium qui doit être mis aux normes de l’UEFA, ce qui va coûter à la ville près de 30 millions d’euros…  La vérité est que nous avons un Stadium  qui n’est pas digne d’une ville comme Toulouse. Prenons l’exemple de Lille où Martine Aubry grâce à un partenariat public-privé, a pu réaliser un stade de 350 millions d’euros. Il va falloir se rendre compte que ces stades ne sont plus seulement des lieux pour les rencontres sportives… Ils doivent être aujourd’hui de véritables centres économiques et culturels, capables d’attirer des commerces et les concerts des grandes vedettes internationales.

Vous venez avec vos équipes de distribuer un tract sur la LGV. Pourquoi une telle initiative ?

Pour dire que ça suffit ! Toutes les grandes villes ont le TGV ! Le maire de Toulouse, qui a désormais une majorité qui lui est proche au gouvernement, doit exiger une position ferme de l’Etat sur ce sujet.

Sur la LGV : « Le maire doit exiger une position ferme de l’Etat »

Les Municipales

Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’approche de la campagne municipale ?

Je suis candidate aujourd’hui, je serai candidate demain, mais je ne le suis pas pour me retrouver dans le bureau du maire de Toulouse. Je suis candidate car je souhaite que notre ville bouge enfin !

Mais il y a déjà un candidat déclaré dans votre camp, celui de la droite et du centre, Jean-Luc Moudenc …

On ne peut pas dire « on fait l’union, et tous derrière moi ! » Je ne suis pas dans cette logique-là de partis politiques. Je suis d’ailleurs en train de constituer une liste dans laquelle il y aura des personnalités de toutes les sensibilités… Si on n’essaie pas, si on reste dans les schémas politiques classiques, le FN va continuer à monter et ce n’est pas ce que je veux pour ma ville.

Sous quelles conditions pourriez-vous rejoindre une liste unique d’opposition ?

Je ne suis pas là-dedans, et je n’y rentrerai pas… Je ne travaille pas pour obtenir le pouvoir, je travaille avant tout pour faire bouger les choses.

Votre stratégie ne risque-t-elle pas de faire imploser l’UDI ?

Tous les présidents des partis qui composent l’UDI à Toulouse ont signé un communiqué souhaitant qu’il y ait une liste centriste à Toulouse. Ils l’ont tous signé !

Des bruits font état que Jean-Luc Moudenc aurait exercé des pressions au sein de l’appareil UDI pour que vous ne puissiez pas obtenir votre investiture. Vous confirmez ?

Je ne sais pas, il faut demander à Jean-Luc Moudenc… S’il dit « non », c’est que cela doit être vrai, je suppose ! (rires)

En savez-vous plus sur le futur positionnement de René Bouscatel ? Vous soutiendra-t-il ?

Toutes les personnes qui souhaitent nous rejoindre seront les bienvenues, et René en particulier, lui qui est une personnalité éminente en tant que président du Stade Toulousain. Je serais ravie qu’il soutienne notre campagne d’autant que c’est un ami. Mais chacun a sa liberté…

 

Elle a son investiture !

Malgré des pressions et tensions apparues ces dernières semaines, Christine de Veyrac a obtenu mardi dernier son investiture (par le comité exécutif de l’UDI) pour les prochaines municipales : « Je me réjouis car malgré tous les bruits entendus ci et là, j’en avais la certitude depuis les venues à Toulouse de Jean-Louis Borloo et d’Hervé Morin. Ils ont toujours déclaré que Toulouse était une priorité pour l’UDI ! Je suis très heureuse de cette investiture, et je continue ma campagne de terrain… Les personnes qui étaient dans les starting-blocks depuis quelques semaines sont désormais prêtes à démarrer » nous a confié la députée européenne suite à cette annonce. Pour Jean-Pierre Albouy, président du Nouveau Centre 31, « c’est la reconnaissance d’un début de campagne réussi et qui sort des sentiers battus. Christine est la candidate qui va changer les codes de la politique toulousaine. »

 

 

 

 

 

 



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