Cécile Ramos « Nous sommes atypiques »

L’adjointe toulousaine en charge des séniors revendique une vraie liberté de ton, et une envie manifeste de politique autrement. Rebelle, sans doute un peu, mais surtout adepte d’une non langue de bois, celle qui est aussi l’une des vice-présidentes départementales du PRG n’hésite pas à afficher ambition collective et personnelle, tout en égratignant au passage sa propre fédération. Cécile Ramos lance également un appel aux maires de Balma et de Tournefeuille pour qu’ils fassent de la place à son parti dans leurs futures listes municipales. Rencontre avec une élue décomplexée.

Quelle est aujourd’hui la place du PRG au sein de la majorité de Pierre Cohen ?

Nous sommes dans cette majorité à part entière, et chaque élu PRG travaille efficacement dans sa propre délégation. Maryse Jardin-Ladam pour la petite enfance a un vrai bilan avec 1000 places supplémentaires dans les crèches de la ville. Alexandre Marciel a mis en place beaucoup de choses sur la propreté, et me concernant avec la délégation qui touche les séniors, qui est avant tout une compétence du Conseil Général, je ne pense pas avoir démérité …

Mais quelle est votre spécificité dans cette équipe municipale ?

Nous sommes atypiques. Il y a des avantages à ne pas être dans un parti hégémonique, dont celui de se sentir libres. Notre feuille de route est claire : rassembler et agréger autour de nous des sympathisants. Mais avec une méthode qui nous regarde. Nous ne souhaitons d’ailleurs pas être dans les codes de la politique traditionnelle. Nous ne savons pas faire, et n’avons pas envie de savoir faire. Nos personnalités sont ainsi faites.

Vous êtes désormais vice-présidente départementale du PRG en charge de Toulouse et de son agglomération. Quel est votre rôle ?

La plupart des Toulousains que nous rencontrons me paraissent non intéressés, exaspérés, voire écœurés par la politique en général.  Face à ce constat, j’ai envie, dans ma ville et dans mon agglomération, d’intéresser le citoyen à ce qui se passe dans son environnement. Et c’est possible ! Sur l’ensemble de l’agglomération, il va également falloir faire en sorte que nous ayons davantage d’élus PRG. Il y a des villes significatives qui n’ont pas d’élus de notre parti… A Balma par exemple, Alain Fillola qui a été content d’avoir comme suppléante aux législatives une élue PRG, va,  je l’espère, songer à nous faire de la place sur sa prochaine liste. Mais je pense aussi à Tournefeuille, et même à Colomiers ou Aucamville où nous n’avons qu’un élu dans chacune de ces villes.

« Nous allons installer ici une vraie force radicale »

Et pour Toulouse ?

Il n’y aura jamais assez d’élus PRG pour moi, y compris à Toulouse. Mon but est clairement de faire prospérer mon parti dans cette ville, sans qu’il soit pour autant vassalisé. Nous allons installer ici une vraie force radicale de militants et de sympathisants.

Etes-vous un atout pour Pierre Cohen ?

Bien sûr car le PRG est capable de rassembler au-delà de la gauche.

Votre fédération a publié un communiqué répondant à des propos tenus (notamment dans le JT de la semaine dernière) par Jean-Luc Lagleize, président départemental du MoDem, « le PRG est particulièrement maltraité en Haute-Garonne par le Parti Socialiste.» Dans ce communiqué un bilan de votre action municipale était présenté. Votre réaction ?

Nous n’acceptons pas que l’on puisse parler à notre place. Je reconnais la légitimité de notre président départemental, Christophe Delahaye, et de notre secrétaire général, Pierre-Nicolas Bapt, pour formuler une telle réponse. Mais tout de même, et pour que les choses se passent bien, il est toujours mieux de s’adresser en amont aux principaux intéressés. Nous aurions pu faire ce communiqué ensemble.

Serez-vous du combat municipal ?

Oui et avec Alexandre Marciel et Maryse Jardin-Ladam. Mais ce sont les militants qui désigneront nos candidats.

 

Propos recueillis par Thomas Simonian

 

 

Les élus toulousains du PRG lancent des Etats Généraux

Alexandre Marciel, Cécile Ramos et Maryse Jardin-Ladam, les trois adjoints PRG de Pierre Cohen ont tenu un point presse lundi dernier pour imposer un vrai rapport de forces à l’entrée de la campagne municipale : « Les Radicaux toulousains ne sont pas en train d’entrer dans la course. Nous y sommes depuis 2005. Nous n’avons jamais cessé de rassembler, et ce de matière méthodique » a expliqué un A. Marciel en grande forme. Ces trois élus ont également annoncé le lancement dans les deux mois à venir des « Etats généraux de la ville », un exercice de style qui ne se privera pas d’un droit à l’inventaire du bilan de Pierre Cohen. Provocation ou liberté de ton ? A vous de choisir. Pour Alexandre Marciel, une certitude : « Nous sommes au boulot ! »



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