Budget de Toulouse Métropole : rigueur ou responsabilité ?

TM OK

Ce matin, Sacha Briand, vice-président en charges des finances de Toulouse Métropole et Joseph Carles, président de la commission de finances, ont mis à plat le contexte budgétaire de la communauté urbaine, avant le début du débat d’orientation budgétaire qui se tiendra la semaine prochaine. Explications.

 

Depuis septembre dernier, un « groupe de travail » planche sur les finances de Toulouse Métropole. Une équipe « mixte politiquement », précise Sacha Briand, qui regroupe notamment Claude Raynal, maire socialiste de Tournefeuille, Grégoire Carneiro, maire UMP de Castelginest, Marc Péré, maire divers gauche de L’Union, Joseph Carles, élu PRG de Blagnac et Sacha Briand, adjoint au maire UMP de Toulouse. Conclusion de leurs réunions hebdomadaires, la communauté urbaine doit gérer un double problème : la baisse des dotations de l’Etat et la gestion de la politique d’investissement.

« D’ici trois ans, la baisse de la dotation de l’Etat correspondra à 42 millions d’euros, et à d’ici 2020 à 54 millions d’euros », explique Sacha Briand. Dans un même temps, les élus ont examiné les projets d’investissements prévus sur le mandat : « Il nous parait nécessaire de se baser sur 240 millions d’euros par an, soit 1,5 milliards sur le mandat, alors que l’ensemble des projets recensés correspondent à 2,5 milliards de dépense », précise l’élu. Cela présage un « arbitrage sévère » à venir.

Vers une hausse d’impôts ?

Toulouse Métropole se prépare donc à entrer dans une période d’économies pour « dégager 104 millions d’euros d’ici 2020 ». Tous les projets vont être étudiés de près et les dépenses de fonctionnement réduites, notamment sur le personnel : « Il y aura un non renouvellement d’un certains nombre de départs à la retraite ou volontaires ». Le groupe de travail envisage en parallèle une hausse de l’impôt communautaire. Joseph Carles s’explique : « Nous avons étudié cette hypothèse pour savoir de combien serait l’augmentation et nous sommes arrivés à la conclusion qu’il faudrait une hausse de la fiscalité d’environ 25 € par an, soit 2€ par mois. » Cette augmentation concernerait les taxes d’habitation et la cotisation foncière des entreprises.

Rien n’est encore décidé. Le débat d’orientation budgétaire ne commence que la semaine prochaine et le vote du budget n’aura lieu qu’en décembre. Mais l’hypothèse semble d’ores et déjà une bonne piste… « Le principe d’augmenter la fiscalité semble aujourd’hui globalement accepté », révèle Joseph Carles. « Nous n’entrons pas dans une période de rigueur mais de responsabilité, il faudra faire un effort de pédagogie et de conviction envers les citoyens », reconnait Sacha Briand, lucide.



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