Borloo/Tapie Le couple choc pour Marseille ?

Ou l’idéal pour sortir la capitale phocéenne du chaos qu’elle vit en permanence et quel que soit le domaine abordé. C’est la question que l’on est en droit de se poser quand la «providence» fait de Bernard Tapie le nouveau magna de la presse locale. Un atout incontournable dont pourrait bénéficier en 2014 son ami de toujours, Jean-Louis Borloo, pour conquérir Marseille… D’autant que Jean-Claude Gaudin qui est aussi un proche du Président de l’UDI aura aux municipales de 2014, 75 ans, ne se voit pas repartir voire verrait bien l’arrivée de l’homme qui a redonné un sens, espoir et crédibilité à la ville de Valenciennes…
L’occasion aussi d’asseoir définitivement l’UDI pour en faire la première force politique à droite pour 2017. Finalement voir dans l’acquisition de la Provence par l’ancien boss de l’OM, une redistribution des cartes politiques dans la région avec une UMP qui se cherche et un PS qui pourrait craindre la publication d’autres affaires locales…

Jean-Louis Borloo l’homme de la situation ?

En tous les cas, le parcours tant professionnel que politique de Jean-Louis Borloo, appuyé par la création de l’UDI, plaide en sa faveur. D’autant qu’il est une personnalité bien à part du monde politique français. Depuis toujours, cet humaniste s’est donné pour mission et a agi dans ce sens pour remettre l’Homme au cœur de nos préoccupations, à chaque fois que l’occasion s’est prêtée, tant à Valenciennes que dans tous les ministères qu’il a connus. Plus, c’est une certitude : si en 2010 voire 2011, Nicolas Sarkozy l’avait imposé comme Premier Ministre probablement qu’économiquement et socialement, nous n’en serions pas là et François Hollande non plus.
Mais surtout, n’oublions pas que dans les années 80, il était à la tête d’un cabinet d’avocats conseils classé par «Forbes», parmi les dix premiers au monde et qu’à l’inverse d’autres, son ascension sociale ne doit rien à la politique.

Ce n’est pas un hasard non plus, pour celui qui à travers le monde a rencontré les plus grands et compris bien avant quelques «opportunistes», les Cohn-Bendit, Duflot et consorts, les dangers que courrait la planète, s’il a créé en 1990, avec Brice Lalonde, «Génération Ecologie», le premier mouvement politique de ce type, reconnu en France. Oui, c’est aussi sa personnalité, ses valeurs humaines, ses engagements qui vont justifier la création de l’UDI, avec l’appui de Valéry Giscard d’Estaing, Simone Veil, Jean Arthuis etc. D’autant que dans le même temps les divisions internes se font jour au sein de l’UMP. Sans oublier que le MoDem voulu, par son leader François Bayrou, manque vraiment de souffle et se trouve peut-être au bout d’une histoire. Finalement comme le dira le premier président de l’UDI : «… 34 ans après la création de l’UDF, l’UDI apporte un brin de fraîcheur et représente la chance politique unique pour l’histoire démocratique de notre pays. Nous avons pour vocation de proposer une alternative républicaine, construite et progressiste aux électeurs lassés des querelles entre l’UMP et le PS et des chimères vendues par les partis extrémistes». Comme de ces sombres histoires de tricheries qui ont émaillé l’élection de Martine Aubry à la tête du PS en 2008 et se répètent aujourd’hui avec l’UMP. Finalement pour Jean-Louis Borloo et ses partenaires du Centre, est-ce un avant-goût du programme qu’ils comptent mettre en application pour gagner Marseille en 2014 ? L’avenir nous le dira, mais c’est bien parti.

André Gallego



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