Blandine Moudenc : « Je ne suis pas là pour faire de la figuration ! »

Blandine Moudenc
Blandine Moudenc, chef de cabinet adjoint à Toulouse Métropole

Epouse discrète du maire de Toulouse, Blandine Moudenc ne tient pas moins un rôle important auprès de son mari à la communauté urbaine. Lorsqu’il était député de la 3e circonscription, elle œuvrait déjà à ses côtés en tant qu’assistante parlementaire. Dans le cadre de notre dossier sur l’influence des conjoints en politique, nous avons tenu à la rencontrer. Interview.

 

Quel est votre rôle aujourd’hui en tant que chef de cabinet adjoint à Toulouse métropole ?

Je suis chargée de coordonner le travail de Jean-Luc Moudenc. J’ai un rôle à la fois administratif et relationnel car je fais le lien entre lui et les 36 maires de la communauté urbaine sur tous les dossiers en cours de traitement. Et je pense que pour ce poste-là, c’est un avantage d’être l’épouse de Jean-Luc Moudenc. Mes interlocuteurs sont en confiance, ils savent qu’il n’y a pas de doute à avoir quant à ma proximité avec lui !

En quoi être l’épouse de Jean-Luc Moudenc est un atout pour votre travail ?

Je connais ses habitudes de travail, sa pensée politique, sa manière de fonctionner. Du coup, je peux m’occuper pour lui de certains dossiers, ça va plus vite. C’est cohérent et il n’y a aucun conflit d’intérêts car nous avons le même intérêt. Tout est transparent, alors que si je travaillais dans le privé cela pourrait susciter d’autres soupçons.

Vous étiez déjà son assistante parlementaire lorsqu’il était député de la 3e circonscription, est-ce que vous comprenez que certains soient choqués par vos fonctions ?

Cela donne une sensation de « privilège », pourtant j’ai toujours considéré mon poste comme un travail et non comme une preuve de faveur. C’est tout ce que je partage avec mon conjoint, on a le même profil, on avance bien ensemble, on s’épaule. Je ne suis pas là pour faire de la figuration ! D’ailleurs, comme beaucoup de gens, on s’est connu dans notre milieu professionnel lorsque je travaillais au service presse de la Région, dont il était le directeur. Et j’étais également une jeune militante centriste à l’époque.

En politique, travailler en couple, est-ce une manière de « sauver » le couple ?

L’engagement politique prend 99% du temps d’une personne. Il est difficile de rester des années ensemble lorsque l’un est engagé et l’autre pas du tout. C’est une passion en quelque sorte. Et elle ne s’arrête pas le soir en rentrant à la maison. Nous, on la partage, c’est un centre d’intérêt en commun et c’est aussi ce qui nous permet de tenir.

En tant qu’épouse, pensez-vous avoir eu une influence sur votre mari ?

J’ai eu une influence au niveau moral, en continuant à le soutenir dans les hauts comme dans les bas de la vie politique. Dans les moments difficiles, on a besoin d’avoir une partie de sa vie en dehors de ce milieu, pour garder un certain équilibre. Pour moi, la politique est importante, mais ce n’est pas toute ma vie. Je pense que je l’ai aidé à prendre du recul, à se rappeler qu’il pouvait y avoir des choses plus importantes que la politique. Si j’ai eu un rôle important, c’est vraiment celui-là.

 

 



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