Baylet, la force du Sud

Pour être fort partout, il faut savoir être fort chez soi… Le président national du Parti Radical de Gauche Jean-Michel Baylet le sait plus que personne. Son Tarn-et-Garonne, il l’aime et surtout il le maîtrise. Depuis 1985, il est d’ailleurs de manière indiscutée à la tête du Conseil général de ce département. Mais son empreinte est aussi régionale. On le sait proche de Martin Malvy, la région Midi-Pyrénées compte le plus grand nombre d’élus radicaux à travers le territoire et le gouvernement Ayrault compte aujourd’hui deux ministres issus de ce parti, l’Aveyronnaise Anne-Marie Escoffier et la dauphine tarn-et-garonnaise Sylvia Pinel. En Haute-Garonne, et à Toulouse particulièrement, rien ne se passe ou ne se décide sans que son nom ne soit cité (il compte des élus dans toutes les principales mairies et deux sénateurs – Françoise Laborde et Jean-Pierre Plancade). Comme si la double influence, politique d’un côté (le PS ne peut faire qu’avec le PRG) et médiatique de l’autre (avec le quotidien «La Dépêche du Midi», entreprise familiale toujours dirigée par le clan Baylet), a fait de cet ancien ministre de Mitterrand… L’incontournable. Au point de ne pas hésiter à faire naître parfois des tensions avec les partenaires socialistes, et notamment avec la mairie de Toulouse et Pierre Cohen. La situation favorable actuelle du PRG est aussi le fruit d’une double stratégie gagnante ; celle d’avoir participé à la primaire du PS pour la présidentielle, et de prendre position régulièrement sur des sujets sociétaux (cannabis ou liberté de conscience par exemple.)

 

Thomas Simonian



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