Attaqué par Catherine Lemorton, il répond

Sacha Briand regarde devant

L’avocat toulousain, conseiller régional UMP, a déjà «tourné la page» de l’élection législative perdue face à la sortante Catherine Lemorton (qui a atteint 64,75% sur cette première circonscription) : «Je ne peux pas être déçu car ces élections s’inscrivaient dans une logique présidentielle. Notre objectif était de minimiser l’hégémonie du PS en Haute-Garonne, et il a été atteint avec la victoire de Jean-Luc Moudenc sur la troisième circonscription. C’est une première étape vers la reconquête du département.» Celui qui est aussi le leader de l’opposition sur Blagnac se veut lucide sur la non-mobilisation de l’électorat de droite après ce scrutin : «Il a montré qu’il ne croyait pas en la cohabitation.» Maintenant Sacha Briand se tourne vers les futures échéances, avec pour priorité les municipales (il n’a personnellement d’ailleurs pas encore «tranché» entre son désir de poursuivre son action à Blagnac, ou son envie de rejoindre une liste toulousaine) : «Nous devons avoir conscience au sein de l’UMP, et particulièrement dans ce département, que nous ne pouvons pas gagner seuls. Nous allons devoir être capables d’instaurer un véritable dialogue fondé sur le respect et la représentativité, entre toutes les forces de la droite et du centre.» Quant à la question de la tête de liste pour la reconquête, elle ne se pose plus selon lui depuis dimanche soir : «Je considère que Jean-Luc Moudenc est non seulement le meilleur choix possible, mais il est surtout le seul. Sa victoire face à François Simon ne fait que conforter cette analyse s’il en était besoin…» La semaine dernière Catherine Lemorton, réélue, attaquait dans nos colonnes la campagne du candidat UMP : «Cette campagne s’est retournée contre Sacha Briand… Le concernant, ce n’est plus du mépris, c’est de l’indifférence. Mr Briand est allé trop loin. C’est une personne nuisible à la vie politique.» L’intéressé lui répond : «Je n’ai pas de leçon à recevoir de sa part. Durant cette campagne je n’ai utilisé ni le mensonge, ni l’insulte. J’observe que cela n’est pas son cas à mon égard. Elle a utilisé des termes qui sont indignes du mandat que les électeurs lui ont confié, et qui sont indignes de la démocratie française.»

Thomas Simonian



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